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mardi 16 juillet 2024 | 16:25
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Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose : Mettre l’accent sur l’impact de la transmission intergénérationnelle

C’est depuis 2009 que l’humanité célèbre, le 19 juin de chaque année, la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose qui vise à informer et sensibiliser le grand public sur cette maladie génétique et récolter des fonds pour soutenir les familles, les enfants drépanocytaires et soutenir la recherche.

Maladie génétique, donc héréditaire, affectant le sang et provoquant une dégénérescence des globules rouges, la drépanocytose se manifeste par trois principaux symptômes: l’anémie (baisse anormale du taux d’hémoglobine dans le sang), des crises douloureuses qui peuvent toucher différents organes et une moindre résistance à certaines infections. Selon les statistiques, mille bébés naissent tous les jours atteints de drépanocytose en Afrique et meurent au plus tard à l’âge de cinq ans.
La Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose est l’occasion de mettre en lumière cette maladie génétique répandue mais méconnue du grand public. Elle est la 4ème priorité de santé publique dans le monde pour l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé), après le cancer, le sida et le paludisme. Fréquente dans le monde, elle touche plus de 50 millions de personnes dont 300.000 enfants et plus de 150 millions, en comptant les porteurs sains.
Les enfants sont asymptomatiques à la naissance mais les premières complications surviennent à partir de trois mois: crises vaso-occlusives douloureuses, syndromes thoraciques aigus, hémolyse, anémie aiguë… Plusieurs causes peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou cérébral. C’est également la première cause d’accident vasculaire cérébral chez l’enfant.
A l’occasion de l’édition 2024, plusieurs associations et structures ont programmé des évènements à travers la ville de Brazzaville, en l’occurrence le Centre de référence de la drépanocytose Maman Antoinette Sassou Nguesso, situé au sein du C.h.u-B (Centre hospitalier universitaire de Brazzaville), pour contribuer à cette noble cause. Le Prof hématologue Alexis Elira Dokékias, qui a la charge de gérer ce centre, pense qu’il faut intensifier la sensibilisation, pour éviter de recenser des situations dramatiques dans le futur.
L’examen appelé électrophorèse de l’hémoglobine permet de déterminer si la personne testée est simplement porteur sain (AS) ou malade de la drépanocytose (SS). «Si les deux prétendants (au mariage) sont porteurs sains (AS) et qu’ils décident de s’unir, ils courent le risque de faire des enfants qui ont des formes totales de la maladie. Ou s’il y avait un SS qui s’allie à un AS, ils pourront faire des enfants ayant des formes totales de la maladie. Donc, c’est l’action de sensibilisation et de dépistage que l’on doit mener. A cette occasion, avec nos modestes moyens, nous comptons dépister près de mille personnes à Brazzaville et à Ewo», a expliqué le Prof Elira, invité à l’émission Carrefour santé diffusée sur la chaîne de Télévision nationale congolaise, la veille de la célébration de la journée du 19 juin dédiée à la sensibilisation sur la drépanocytose.

Urbain NZABAN

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