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jeudi 18 juillet 2024 | 21:17
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Justice populaire, vengeance, crimes odieux: la société congolaise fait peur!

Lutte contre le banditisme armé des bébés noirs et koulounas

Justice populaire, vengeance, crimes odieux: la société congolaise fait peur!

Le phénomène de banditisme armé appelé bébés noirs ou koulouna, importé de la grande ville voisine, Kinshasa, capitale de la RD Congo, prend une tournure fort inquiétante, avec au cœur des actes fomentés, des crimes de sang qui deviennent monnaie courante. La semaine dernière, nous parlions d’un acte de justice populaire à travers lequel deux présumés bandits bébés noirs ont été tués par le feu, au quartier Nkombo, dans le 9ème arrondissement Ndjiri, à Brazzaville. Maintenant, on enregistre des actes de vengeance. En effet, mercredi 26 avril dernier, tôt le matin vers 6h, une femme a été découverte morte égorgée, dans son lit, au Quartier Ngamakosso, dans le 6ème arrondissement Talangaï. C’est la compagne d’un officier militaire qui était en mission à Pointe-Noire. Un crime odieux qui a ému les habitants du quartier.

Pendant que le gouvernement traîne à réunir les conditions pour ouvrir les trois centres retenus pour la rééducation et la réinsertion sociale des adolescents et jeunes impliqués dans le phénomène bébés noirs ou koulounas, la liste des victimes de ce banditisme armé ne cesse de s’allonger, particulièrement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Dans la matinée du mercredi 26 avril, les habitants du Quartier Ngamakosso se sont réveillés dans l’émoi, après la découverte de la femme d’un militaire, retrouvée morte égorgée dans son lit. L’arme du crime, un couteau, était abandonnée sur place.
La femme d’un officier militaire tuée dans son lit par égorgement.
Avec le phénomène de bébés noirs et autres koulounas, les crimes de sang sont devenus monnaie courante au sein de la société congolaise.
Il y a un mois, c’est un capitaine de police qui s’est servi d’un groupe de bébés noirs, pour assassiner une ex-compagne. La victime aurait été violée avant d’être tuée à l’arme blanche et son corps mutilé. L’enquête de la police a permis de mettre la main sur le commanditaire, le capitaine, et ses six complices bébés noirs, qui ont tous été déférés devant le procureur de la République qui les a placés à la maison d’arrêt.
Avec le phénomène bébé noir, les crimes de sang sont devenus monnaie courante au sein de la société congolaise. Entre les bandits bébés noirs et koulounas qui créent l’insécurité dans les quartiers populaires, les actions de justice populaire d’une population excédée et les assassinats par vengeance, la sécurité des personnes et des biens est mise à rude épreuve. Il devrait y avoir des procès judiciaires retransmis à la radio et à la télévision, comme à la bonne vieille époque, pour éduquer ces jeunes en conflit avec la loi.
Le gouvernement avait adopté,  lors du conseil des ministres du 1er février 2023, un train de mesures de lutte contre le banditisme, en décidant de réhabiliter des centres de rééducation et de réinsertion sociale, afin de prendre en charge les adolescents et jeunes impliqués dans le phénomène de banditisme armé appelé bébés noirs ou koulounas. Rien que dans la période de 2022 à 2023, la police a présenté au parquet de Brazzaville, 927 présumés bébés noirs. Le gouvernement a retenu trois C.i.r.j (Centres d’insertion et de réinsertion des jeunes): celui d’Aubeville, dans le Département de la Bouenza; celui d’Otsendé, dans la Cuvette, et celui d’Odziba, dans le Département du Pool.
Le 3 avril dernier, le ministre en charge de la jeunesse et de l’éducation civique, Hugues Ngouélondélé, a retenu le logo des C.i.r.j. «Face à la recrudescence des violences en milieu juvénile dans nos grandes agglomérations, la profonde crise morale au sein de notre société́, aux troubles de comportements émotionnels, caractériels et neurovégétatifs des jeunes et à l’agressivité́ des jeunes envers autrui, le Président de la République, Chef de l’Etat, a décidé́ de prendre le taureau par les cornes, en instruisant le gouvernement à tout mettre en œuvre, afin de réhabiliter, en urgence, les centres d’Aubeville à Madingou et de Bokania à Makoua», avait déclaré Adolphe Nzenzéki, chef de mission et responsable du projet. En attendant le lancement de ces trois centres, un centre d’accueil provisoire est en réhabilitation à Madingou, dans la Bouenza, pour accueillir les jeunes qui vont suivre des formations professionnelles pendant une période de 12 mois.
Urbain NZABANI

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