5ème édition du «Mbongui de la femme africaine»

«Femme africaine, pilier du développement durable, catalyseur de l’innovation»

La cinquième édition du mbongui de la femme africaine, tenue du mercredi 30 au jeudi 31 juillet 2025, à l’Hôtel Saint-François de Paul, à Brazzaville, sous le thème: «Femme africaine, pilier du développement durable, catalyseur de l’innovation», a abouti à l’adoption, par l’O.n.g Elite women’s Club, que dirige Mme Splendide Lendongo Gavet, de nombreuses recommandations pour promouvoir l’inclusion des personnes handicapées dans tous les domaines de la société. Lancée par Rigobert Maboundou, ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, cette cinquième édition a connu la participation de près de trois cents femmes congolaises dirigeantes d’entreprises ou porteuses de projets et des femmes leaders venues des pays étrangers.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Rigobert Maboundou a chaleureusement salué l’initiative du «mbongui de la femme africaine» portée par l’O.n.g Elite women’s club. «Le développement durable ne sera pas africaine, s’il n’est pas féminin. L’innovation ne profitera pas à tous, si les femmes ne sont pas apprêtées, à part entière de cette information. C’est pourquoi votre mobilisation, votre droit sont essentiels au projet global de transformation sociale dans tous les pays du monde», a-t-il dit, dans le style très emphatique qu’on lui connaît.
Le ministre Maboundou ouvrant le mbongui de la femme africaine
Mme Splendide Lendongo Gavet, présidente de l’O.n.g Elite women’s Club
Avant cela, plantant le décor de la cinquième édition, Mme Splendide Lendongo Gavet a relevé les défis que rencontrent les femmes qui, pourtant, sont à l’avant-garde des transitions écologiques, technologiques et sociales, mais sont souvent tenues en marge des systèmes de décision, de financement, de formation ou même simplement de reconnaissance. Raison pour laquelle elles doivent continuer à se mobiliser, pour intégrer la dimension genre dans les dialogues et décisions politiques, en portant une attention particulière aux personnes en situation de handicap.  Ainsi, pendant deux jours, les participants ont, à travers conférences, panels, hackathon, exposition et talks inspirants, décortiqué les aspects liés à la femme, le développement durable et l’innovation.
Mme Gustavine Massangha, participante vivant avec un handicap et présidente du Collectif Lamuka, a exprimé des préoccupations spécifiques sur ce sujet. Elle a déclaré que la situation des personnes handicapées au Congo demeure difficile, notamment dans les domaines de l’éducation et la formation professionnelle. Elle regrette l’absence d’initiatives adaptées pour orienter les individus, selon leur type de handicap. Elle a aussi évoqué le manque d’accessibilité aux écoles et de travailleurs qualifiés pour accueillir ces jeunes, tout en soulignant les défis du secteur médical.  Elle pense qu’un accès facilité et moins coûteux aux soins médicaux, comme c’est le cas pour les peuples autochtones avec des garanties légales, serait une avancée sociale significative.
Pendant la cérémonie d’ouverture de la cinquième édition du mbongui de la femme africaine
Photo de famille après la cérémonie d’ouverture de mbongui de la femme africaine
Pour sa part, Mme Nouschkaelle Koumou Dimi, assistante au Conseil consultatif de la femme, a ajouté que, malgré les progrès réalisés grâce à la Loi Mouébara, qui protège les femmes contre les violences, la situation des femmes au Congo reste un chantier ouvert. Elle a noté une amélioration avec une représentation croissante des femmes dans des postes à responsabilités, là où elles étaient auparavant presque absentes. Elle a rappelé que le rôle du Conseil consultatif est avant tout celui d’être à l’écoute des femmes, recueillir leurs doléances et les transmettre aux décideurs compétents.
Lors de cette conférence, clôturée par la présidente d’Elite women’s Club, des recommandations-clés ont été formulées. Cet appel à l’action insiste sur la nécessité de mesures concrètes et d’adopter une approche globale, afin d’assurer aux femmes leurs droits et leur pleine participation. Il est également question d’intégrer cette inclusion dans les politiques publiques, les programmes de développement et de lutter vigoureusement contre les discriminations.
Dans son discours de clôture, Mme Splendide Lendongo Gavet a souligné que la forte mobilisation des participantes démontre encore une fois la capacité des femmes africaines à concevoir des solutions innovantes quand elles s’unissent. Selon elle, la femme africaine s’affirme de plus en plus comme un pilier essentiel du développement durable et un moteur de l’innovation. Pour marquer ces assises, les femmes handicapées ont offert à la présidente d’Elite women’s Club, un bouquet artisanal conçu par des femmes congolaises. Ce geste traduit leur gratitude et leurs encouragements envers une vision portée avec conviction depuis cinq années. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.
Roland KOULOUNGOU 

Reportage

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