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La gestion du barrage hydroélectrique de Moukoukoulou cédée à la Semac

Ministère de l’énergie et de l’hydraulique

La gestion du barrage hydroélectrique de Moukoukoulou cédée à la Semac

Dans le cadre des reformes visant à céder en gestion concessionnelle, les ouvrages de production d’électricité dans notre pays, le gouvernement a signé, jeudi 29 juin 2023, à l’Hôtel Radisson Blu de Brazzaville, une convention de concession du barrage hydroélectrique de Moukoukoulou, avec la Semac (Société d’électricité de Moukoukoulou au Congo), filiale de la société chinoise W.i.t.t.c (Weihai international economic and technical coopérative). La convention de concession est d’une validité de 30 ans. Le gouvernement y était représenté par deux ministres, Emile Ouosso (énergie et hydraulique) et Denis Christel Sassou-Nguesso (Coopération internationale et promotion du partenariat public/privé), alors que la Semac était représentée par son directeur général, Xu Xunzhi, en présence de Ma Jian-Juan, directeur commercial de Wittc et d’autres invités.

La convention de concession porte sur la révision, la modernisation et l’exploitation de la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou, dotée d’une puissance de 74 mégawatts. L’Etat congolais, à travers la société de gestion du patrimoine, participe au capital social de la Semac à 15%. Cette contribution se justifie par l’exercice de ses pouvoirs régaliens dans le secteur stratégique de la production énergétique, pour la bonne exécution de la concession. La Semac, qui est une société de droit congolais, va, désormais, assurer l’exploitation et la gestion de cette centrale hydroélectrique, en remplacement de la société nationale, E2c (Energie électrique du Congo), qui était représentée à la cérémonie de signature de la convention.
Une vue de la cérémonie de signature de la convention
La délégation de la société chinoise W.i.t.t.c et Semac
La partie congolaise
Dans son mot de circonstance, le ministre Sassou-Nguesso a souligné que ce projet va se développer conformément aux orientations du Chef de l’Etat et que «le gouvernement respectera l’ensemble des obligations, pour que ce contrat puisse s’exécuter dans les normes et convenablement». Il a remercié le groupe W.i.t.t.c pour son engagement au Congo ainsi que pour le travail qui sera réalisé.
La signature de cet accord n’enfreint pas les contrats des employés du Barrage hydroélectrique de Moukoukoulou. Présentant la convention, Frédéric Manienzé, directeur de cabinet du ministre de l’énergie et de l’hydraulique, a affirmé que «tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise». Mais, il a précisé que «le concessionnaire n’hérite pas les dettes contractées par l’ancien employeur à l’égard des salariés, à quelque titre que ça soit. Mais, il reste redevable envers les travailleurs transférés des avantages de toute nature qui leur ont été reconnus par l’ancien employeur».
Pour sa part, Ma Jian-Juan, le directeur commercial de la maison mère,  W.i.t.t.c, s’est engagé à assurer l’exploitation et la modernisation du Barrage hydroélectrique de Moukoukoulou, en respectant les normes et la qualité de l’ouvrage, en stricte conformité avec les exigences de la convention. «Nous continuerons à approfondir la recherche, pour le développement et l’innovation technologique,  afin d’améliorer la sécurité, la stabilité et l’efficacité de la centrale», a-t-il indiqué. «Nous allons également renforcer la formation des talents locaux et transmettre toutes les technologies de pointe», a-t-il poursuivi.
Situé dans le Département de la Bouenza, le Barrage hydroélectrique de Moukoukoulou, dont les travaux, réalisés dans le cadre de la coopération avec la Chine, démarrèrent sous la présidence de Marien Ngouabi, avait été inauguré en 1979 par le Président Denis Sassou-Nguesso. Avec une puissance installée de 74 mégawatts, produits par quatre turbines, il est resté pendant des années, la principale source d’énergie alimentant Brazzaville et Pointe-Noire. Endommagé en 1999,  pendant les hostilités armées ayant secoué cette partie du pays, il avait été réhabilité à partir de 2007. Mais, faute d’entretien convenable, ses difficultés de fonctionnement se sont accrues au fil des années. Avec la convention signée par le gouvernement, cette source de production énergétique va sans doute retrouver une troisième vie qui contribuera beaucoup à l’essor de l’économie nationale.
Roland KOULOUNGOU

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