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Le film documentaire, «Révolutionnaire(s)», projeté au Canal Olympia de Brazzaville

63ème anniversaire de l’indépendance nationale

Le film documentaire, «Révolutionnaire(s)», projeté au Canal Olympia de Brazzaville

La célébration des 63 ans de l’indépendance nationale, le 15 août dernier, a été l’occasion de faire connaître les 110 ans de l’histoire du Congo, de 1880 à 1991, à travers le long métrage documentaire «Révolutionnaire(s)», écrit, réalisé et produit par Hassim Tall Boukambou (51 ans), petit-fils de Julien Boukambou, figure politique et syndicaliste des années 50 et 60, décédé en 1994. Ce film, produit en 2015, après dix ans de travail, comprend trois parties qui ont été projetées, vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 août 2023, dans la salle de cinéma Canal Olympia, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville.

L’histoire du Congo en images. C’est la force du travail réalisé par Hassim Tall Boukambou, à travers son œuvre cinématographique historique, en rassemblant les témoignages des personnages qui ont été des acteurs ou des témoins de premier plan de l’histoire du Congo, depuis la colonisation à l’indépendance jusqu’à la Conférence nationale souveraine de 1991.
Hassim Tall Boukambou
Le premier jour, les spectateurs ont suivi la première partie intitulée, «La genèse». Elle retrace l’histoire du Congo de 1880, année de la pénétration coloniale française, à 1959. Le deuxième jour, c’était la partie intitulée, «Révolutionnaire(s)». Elle rappelle l’histoire du Congo de 1960, année de l’indépendance, à 1966, en passant par le mouvement des 13,14 et 15 août 1963 qui provoqua la chute du régime de l’abbé Fulbert Youlou, premier Président de la République. Le dernier jour était consacré à la troisième partie ayant pour titre: «Tout pour le peuple». Elle retrace l’histoire du Congo de 1966 à 1991, année où se tint la Conférence nationale souveraine qui ouvrit le pays à la démocratie pluraliste.
Pour le cinéaste, Hassim Tall Boukambou, ce film est aussi une manière de rendre hommage aux compatriotes qui ont vécu et construit le Congo. Il permet de faire comprendre aux Congolais l’histoire méconnue de leur pays. Le déclic était donné par les archives de son grand-père Julien Boukambou, a dit le réalisateur. Après le visionnage de ce film, quelques spectateurs ont donné leurs impressions:
– Torben Nilsson, diplomtae, chargé d’affaires à la Délégation de l’Union européenne au Congo: «Connaître son pays est une richesse fondamentale. Je salue ce travail incroyable qui a été réalisé et je demande encore de produire, c’est vraiment incroyable. Nous avons découvert les archives du Congo»;
– Clément Mierassa, leader de l’opposition: «Je sors de là avec une très bonne impression. Mais, je pense à la jeunesse. J’étais même à la Conférence nationale, j’étais au congrès extraordinaire du Parti congolais du travail (P.c.t), lorsque le Président Denis Sassou Nguesso est passé Président du comité central. J’ai vécu les assassinats de Marien Ngouabi et de Massamba-Débat. Mais, je sais que mes enfants ne connaissent pas cette histoire. Il faut remercier et féliciter le jeune cinéaste. Il faut que l’Etat le soutienne pour continuer à perpétuer ce travail»;
– Jean Omer Ntady, expert culturel: «Il faut dire que le réalisateur est un monsieur très engagé, pour s’être permis de se lancer sur cette piste-là qui demande vraiment du courage. Ce travail qu’il a eu à réaliser permet de connaître l’histoire du Congo, d’en faire la lecture qu’elle mérite et d’informer les jeunes générations qui, en principe, ne connaissaient pas suffisamment l’histoire du pays. Même, quand on repart dans les études historiques, la tendance est que l’histoire du Congo a été écrite par d’autres personnes qui ne la connaissent pas, qui ne la vivent pas ou qui ne l’ont pas vécue. Il faut donc l’encourager dans cette démarche-là. Si d’autres personnes peuvent prendre le relais, ce serait enrichir davantage ce domaine historique»;
Hassim Tall Boukambou, auteur du film: «Je suis totalement ouvert à toutes les propositions d’où qu’elles viennent, des écoles, des associations, des établissements, pour pouvoir diffuser ce film. Pour continuer à construire ce pays, il faut se servir de notre mémoire, de nos archives pour notre histoire. Il faut vraiment se la réapproprier, c’est très important».
Martin BALOUATA-MALEKA

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