Avec l’avalanche des décès qui accablent les familles partout dans le pays, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, ont constaté que la manière dont sont traitées les veuves dans tous nos départements, est humiliante, malgré la législation en place avec la Loi Mouébara. Les veufs parfois s’en tirent un peu mieux surtout s’ils ont de l’autorité dans leur milieu social.
Tenez ! Aussitôt après le décès du conjoint, les membres de sa famille «tyrannisent» la veuve, à travers des cotisations exorbitantes pour enterrer son mari, les interdictions de toutes sortes pour observer le veuvage, etc. Ils commencent par sceller la chambre conjugale, pour empêcher la veuve d’y rentrer de peur qu’elle ne soutire des documents et ou même l’argent de son défunt mari. La veillée mortuaire est parfois l’occasion de critiques, d’insultes, de sarcasmes, de médisances, d’accusations, de vexation de toutes sortes de la part de la belle famille.
Avant le jour de l’inhumation, la belle-famille vient exiger du veuf ou de la veuve une forte somme variant entre 500 mille et un million de francs pour l’inhumation de son conjoint. Après l’inhumation, la belle-famille impose au veuf ou à la veuve, un modus vivendi soumis à de dures et humiliantes prescriptions: dormir à même le sol, interdiction d’utiliser le savon, défense de parler à un homme (quand il s’agit d’une veuve) ou à une femme (quand il s’agit d’un veuf).
Quant aux orphelins, les membres de la famille du défunt, le plus souvent, s’approprient les biens laissés par ce dernier et laissent les enfants au bord de la route. Ils réquisitionnent tout, y compris la voiture, tout l’avoir déposé en banque et le capital-décès.
L’attitude de la société congolaise vis-à-vis du veuf, de la veuve et des orphelins, dans sa forme radicale, ne traduit rien d’autre que la rupture. Elle manifeste une incompréhension grave et coupable du mariage qui, au-delà des deux êtres humains (homme et femme) qu’il lie tant dans le bonheur que dans le malheur, unit aussi leurs familles respectives, pour former la famille par alliance.
A ce propos, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu nous rappellent que le mariage est une mise en commun à deux, en vue du bonheur des époux et des enfants. Il n’est donc pas normal que la famille paternelle du mari défunt s’approprie les biens acquis durant la vie conjugale, en abandonnant la veuve et les orphelins. C’est à chacun de nous de travailler à l’amélioration des conditions du veuf et surtout de la veuve, tout en respectant les droits de chaque personne, comme le stipule la loi Mouébara. Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!

Diag-Lemba

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