Nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu ont constaté que les Congolais font de plus en plus preuve de relâchement des mœurs dans la société en général et dans nos villes en particulier. Les conduites, les manières d’être et de vivre laissent peu de place au respect des aînés et au contraire, elles s’ouvrent à l’émergence de l’obscénité, de l’impudeur, etc. Dans les réseaux sociaux, on voit des jeunes filles, des mineures même, exposer leur corps comme des marchandises. L’Unesco s’en est déjà alarmée l’année dernière: «Les médias sociaux exposent les jeunes filles à toute une série de contenus vidéo inappropriés, notamment à caractère sexuel, et à la promotion de normes corporelles malsaines et irréalistes qui affectent négativement la santé mentale et le bien-être».
Aujourd’hui, l’oisiveté qui est la mère des vices et qui est aussi, dans une certaine mesure, entretenue du fait de l’abandon ou du manque d’encadrement sérieux de la jeunesse congolaise par les instances étatiques, l’école, la société et les parents, devient la règle et l’une de ses causes de perdition. En bandes organisées, les jeunes se livrent à l’alcool, au sexe, à la drogue et sont à la recherche éperdue de l’argent qu’il faut gagner par tous les moyens. Voilà les vices qui sont ainsi devenus les centres d’intérêt d’une jeunesse en perte de vitesse et de repères. Une jeunesse qui, malgré elle, est aux abois, parce que portée par l’esprit de jouissance, de gain facile, d’affirmation sociale par la vantardise, en s’inventant un art de vivre basé sur la violation des mœurs sociales, par manque de repères et surtout d’orientation sociale, morale et spirituelle.
Nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, ont aussi constaté que dans certains quartiers, les jeunes s’adonnent à des beuveries dès la matinée. Ils n’ont pas où partir sinon que dans des débits de boisson ou dans des coins de rue autour de l’alcool, débitant des insanités et riant à gorge déployée pour attirer l’attention des paisibles passants. Non seulement ils transpirent parfois comme des porcs, mais empestent avec leur haleine avinée et fétide.
En voyant tous ces jeunes se démolir et périr à petit feu, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, la tristesse dans l’âme, ne cessent de les plaindre à qui semble s’appliquer ce qu’on lit dans le livre des Proverbes de la Bible: «Donnez des liqueurs fortes à celui qui périt, et du vin à celui qui a l’amertume dans l’âme; qu’il boive et oublie la pauvreté et qu’il ne se souvienne plus de ses peines».
Ce que semblait corroborer, à son époque, le Président Alphonse Massamba-Débat, en affirmant: «Un peuple amorphe, adonné à l’alcool, aux plaisirs, paresseux, indolent, bouché, n’a pas de chance de réaliser son état de misère et de réagir en conséquence. Il faut donc un peuple mûr, travailleur, à l’esprit vif et prompt à comprendre, qui est seul capable de reconnaître ses souffrances et d’y chercher un remède. Le rôle de la politique est non de détruire les uns au profit des autres, mais de favoriser la mise en commun des talents et des qualités de tous au profit du bonheur de la société tout entière. D’où la raison de la consolidation de l’unité nationale qui, seule, règlera le problème, en faisant bénéficier réciproquement les qualités des uns aux autres».
Si tous, nous laissons nos jeunes suivre la pente morale actuelle, notre société risquera de se désintégrer progressivement. En famille, dans la société, à l’école, au travail, à l’église, au temple, à la mosquée et partout dans nos associations, nos groupes d’animation, nos mouzikis, etc, la jeunesse mérite d’être encadrée et éduquée. Autrement, le peuple congolais deviendra un veule peuple.
Attention, la vie mondaine plaît mais elle est trompeuse. Alors, respectons les mœurs de notre société et suivons la sagesse de nos aînés. Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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