Depuis Brazzaville, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu ont suivi le Mouvement «Gen Z» qui, à Madagascar, a conduit des manifestations de révolte anti-gouvernementale de la jeunesse malgache. Ces manifestations ont abouti, trois semaines après, à la fuite du Président Andry Rajoelina, le 13 octobre 2025, avec l’aide de la France. Né sur les réseaux sociaux et demeuré sans leader, ce mouvement a ensuite approuvé la prise du pouvoir, le 14 octobre, par les militaires du Capsat (Corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques), une unité stratégique de l’armée malgache, conduite par le colonel Michael Randrianirina, qui a promis d’organiser des élections d’ici à deux ans.
Ainsi donc, un changement de régime s’est produit brutalement dans un pays, à partir de la colère des jeunes, avec les étudiants en tête, qui se sont servis des réseaux sociaux pour opérer leur mobilisation à travers le pays. Suite à ces événements qui se sont produits à Madagascar, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu m’ont demandé de méditer avec eux et avec toi, cher lecteur, sur le poème relatif à l’accumulation des richesses et des pouvoirs, écrit en 1970 par Ernesto Cardenal, un poète, prêtre et ancien ministre nicaraguayen de la culture, connu pour son travail en faveur des opprimés et ses écrits révolutionnaires. Voici son poème contenu dans son œuvre «Psaumes politiques»:

«Ils ont pensé qu’ils vivraient toujours
Et que toujours, ils seraient au pouvoir
Et ils donnaient leur nom à leurs terres
A toutes les propriétés qu’ils volaient
Ils enlevèrent les noms aux villes pour leur donner les leurs
Leurs statues étaient sur toutes les places
Et maintenant, qui fait mention d’eux?
Elles furent renversées, leurs statues de bronze
Les plaques de bronze furent arrachées
Maintenant leur palais est un mausolée
Ne t’impatiente donc pas si tu vois quelqu’un s’enrichir
S’il a beaucoup de millions et si s’accroît la gloire de sa maison.
Et si c’est un homme fort, car dans la mort il n’aura plus aucun gouvernement,
Ni aucun parti même si, durant sa vie
La presse proclamait:
«On te louera car tu es parvenu à la félicité»
Il devra aller à la demeure de ses pères
Pour ne plus voir la lumière
Mais l’homme investi de la fonction la plus élevée
N’écoute pas l’homme qui est au pouvoir
Le gouvernant gros, plein de décorations
Il rit et croit qu’il ne mourra jamais
Et il ne sait pas qu’il est comme ces animaux
Condamnés à mourir le jour de la fête».
Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

Oh bonjour
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