Ce dimanche-là du mois de novembre, c’était le troisième dimanche du temps ordinaire, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu ont bien voulu se rendre à l’église, en signe de solidarité avec les pauvres, car l’Eglise célébrait, ce jour-là, la Journée mondiale des pauvres. Dans les lectures et le sermon qu’ils y ont entendus, ils ont reconnu que dans la communauté de Thessalonique, l’apôtre Paul était confronté à un problème inédit: certains croyants pensaient que la vie terrestre n’avait plus de valeur, puisque le Christ allait bientôt revenir. Alors, ils avaient cessé de travailler, vivant aux dépens des autres et se mêlant de tout, sauf de leurs propres responsabilités.
L’apôtre Paul les a corrigés avec fermeté et douceur, en rappelant que lui-même a travaillé de ses mains pour n’être à la charge de personne. Il voulait les aider à redécouvrir la dignité du travail, don de Dieu et lieu concret où la foi se traduit en actes. C’est ainsi qu’il a dénoncé un comportement que l’on affiche dans nos familles respectives où les jeunes, tentés par l’oisiveté, bernés par certaines illusions comme les voyages à l’étranger, les rêves sans projet, l’attente des solutions miraculeuses ou encore par la tendance à attribuer leurs échecs à la sorcellerie plutôt que d’assumer leurs responsabilités, continuent de vivre au crochet de leurs aînés.
A ce propos, le père prédicateur a insisté sur l’exhortation de Saint-Paul: «Dans la tranquillité, qu’ils travaillent et mangent le pain qu’ils auront gagné», avant de conclure que «Travailler n’est pas seulement un moyen de vivre, c’est aussi une manière de servir Dieu, de servir la communauté et de construire l’avenir».
Malheureusement, il a été donné à Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu de constater que beaucoup de gens ont fait de l’assistanat leur modus vivendi et sont devenus ipso facto partisans du moindre effort, au nom de la solidarité, face à la misère qui sévit dans notre pays. Ils oublient l’adage qui dit: «Aide-toi et le ciel t’aidera». Ils oublient que la lutte contre la misère est un devoir sacré et que «là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, il faut s’unir pour la combattre, la refuser et résister à l’inacceptable», dixit le Père Joseph Wresinski. Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!
Diag-Lemba.




