Nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, ont été faire un périple dans quelques départements de notre pays où ils ont constaté une forte dégradation de nos routes. Cela va sans dire que cette dégradation plonge les populations dans la détresse. Il y a des localités qui deviennent difficiles à atteindre par véhicule. En tout cas, l’état critique des routes dans le pays suscite l’exaspération au niveau des populations.
A chaque pluie, les voies d’accès sont quasiment impraticables. A l’instar de la Route Nganga-Lingolo/Linzolo, dans le Département du Pool. Jadis bitumée, aujourd’hui elle est un véritable bourbier, provocant ipso facto, un ralentissement de la circulation des personnes et des biens, avec de lourdes conséquences humaines et économiques. Aux dernières nouvelles, le tronçon en terre Nganga-Lingolo/Linzolo a été travaillé, au grand soulagement des usagers.
Si le tronçon Ouesso-Pokola (50 kms), dans le Département de la Sangha, faisant partie du corridor 13, est en construction sur financement de la B.d.e.a.c (Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale) pour une enveloppe de 100 milliards de francs Cfa, avec un pont sur la Sangha, la route Pokola-Enyellé-Bétou-Gouga (450 kms) vers la frontière centrafricaine, route qui donne la possibilité de redescendre sur Dongou puis Impfondo à partir d’Enyelle, reste en état de projet sous financement de la B.d.e.a.c. En attendant, Impfondo est le chef-lieu d’un département qui demeure dramatiquement enclavé. Même la desserte par voie aérienne a disparu il y a belle lurette. Pourtant, on aurait pu instaurer même un pont aérien entre Ouesso et Impfondo, ne fut-ce que par hélicoptère militaire, une fois par semaine. Il ne reste plus que la voie fluviale, mais c’est une autre paire de manches.
Si la route en terre Mpiem-Kindamba (86 km), dans le Pool, est en plein aménagement depuis le mois d’août 2025, sur financement du gouvernement (1,7 milliards de francs Cfa), en revanche, la route Ngambari-Mindouli (55 kms), dont la construction, co-financée par l’Union européenne et le gouvernement, avait été interrompue en 2015 par les hostilités armées dans le Pool, est toujours en attente de reprise des travaux, depuis le retour de la paix dans ce département, avec la signature de l’accord de Kinkala le 23 décembre 2017. Pendant ce temps, sa dégradation se poursuit, avec les saisons de pluie et le vol des matériaux entreposés à la base-vie du chantier, près de Kinkala. La reprise des travaux de cette route est toujours au cœur des négociations entre l’Union européenne et le gouvernement. Mais, les litiges survenus dans ce chantier avec les sociétés en charge des travaux éloignent tout espoir de voir les travaux reprendre à court terme.
La route en terre Komono-Mbila (12 kms), dans le Département de la Lékoumou, a retrouvé une bonne allure, après les travaux d’aménagement financés par le gouvernement. Mais, le souhait des populations, c’est de voir les travaux de cette route se poursuivre jusqu’au village Léfoutou, pour desservir les huit villages qui sont sur ce tronçon, après Mbila. On peut aussi parler de la route Sibiti-Zanaga-Bambama ou de la Boucle du Kouilou, dans les Districts de Nzambi et Kakamouéka, dont le tronçon Bioko-Mbéna-Kakamoéka-Manzi (89 kms) avaient connu un début de travaux depuis 2021.
Nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, pensent que les routes en terre (latérite, argile) devraient faire partie d’un plan spécifique du gouvernement, pour les aménager, dans tous les départements, car les difficultés sont les mêmes partout, dans tous les districts. A en croire les paysans qu’ils ont pu rencontrer, «les camions et autres engins glissent ou pataugent. Quand ce ne sont pas les marchandises qui tombent, ce sont les véhicules qui restent bloqués pendant des heures. Outre les difficultés de transport, cette dégradation avancée impacte durement l’activité économique des paysans. Très sincèrement, il leur est impossible d’évacuer leurs produits. Lorsqu’ils y arrivent, c’est avec des pertes importantes. C’est la galère pour les populations d’évacuer leurs produits et autres marchandises». Partout, dans les villages des districts où les routes ne sont pas aménagées, s’élèvent les mêmes lamentations. Ce qui appelle le gouvernement à avoir une approche d’aménagement des routes en terre ne devant pas condamner certains districts à attendre des années qu’on achève ailleurs, avant de venir chez eux.

Diag-Lemba.

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