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samedi 18 mai 2024 | 13:51
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Lettre de Yakamambu : Mon très cher ami Mbulunkwé, mboté!

Nos amis Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu savent qu’il existe, dans la localité de Bouansa, ex-gare Le Briz, sur le C.f.c.o (Chemin de fer Congo-Océna), dans le Département de la Bouenza, un monastère fondé le 8 décembre 1958, par la Fondation de l’abbaye de la Pierre-Qui-Vire de France, elle-même membre de la Congrégation des moines bénédictins. Fermé en 1998, après son saccage par des groupes armés, pendant les troubles socio-politiques qui avaient affecté cette partie du pays, il a rouvert ses portes en janvier 2009.
Cette semaine, nos amis Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu sont rentrés du Monastère Sainte-Marie de Bouansa où ils ont été prier pour la paix, l’unité et le pardon entre tous les Congolais du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, pendant la fête de Pâques. Ils estiment à bon escient que tous les Congolais, chrétiens, musulmans ou non-croyants ont besoin de s’ouvrir au pardon, pour renouer les liens rompus entre eux et dépasser les situations stériles de condamnations réciproques, afin de vaincre la tentation d’exclure les autres, en leur refusant toute possibilité de réconciliation.
La capacité de pardonner est à la base de tout projet d’une société à venir plus juste et plus solidaire. A ce propos, ils affirment que le refus du pardon, surtout s’il entretient la rancune, a des répercussions incalculables pour le développement de notre pays. La paix est la condition sine qua non du développement, mais une paix véritable n’est possible qu’à travers le pardon.
La proposition du pardon n’est pas une chose que l’on admet comme une évidence ou que l’on accepte facilement. Par certains aspects, c’est un message paradoxal. En effet, le pardon comporte toujours, à court terme, une perte apparente, tandis qu’à long terme, il assure un gain réel.
La violence est exactement le contraire: elle opte pour un gain à brève échéance, mais se prépare pour l’avenir lointain une perte réelle et permanente. Le pardon pourrait sembler une faiblesse. En réalité, aussi bien pour l’accorder que pour le recevoir, il faut une grande force spirituelle et un courage moral à toute épreuve. Loin de diminuer la personne, le pardon l’amène à une humanité plus profonde et plus riche, il la rend capable de refléter en elle un rayon de la splendeur du Créateur.
Pardonner est une action plus noble et plus rare que celle de se venger, dans un agir de règlement de compte. «Malheureusement, à cause de l’orgueil, l’homme reconnaît non seulement sa propre intelligence, sa propre volonté, son propre cœur. De ce fait, il n’est plus capable ni de comprendre le langage des autres, ni d’entendre la voix de Dieu», dixit Joseph Ratzinger.
Qui plus est, le refus du dialogue et du pardon est, en fin de compte, toujours stérile. Nous venons de vivre la fête de Pâques et nous sommes dans la période pascale, alors prenons conscience d’accorder le pardon avec nos frères et sœurs avec qui nous nous sommes brouillés ou d’accepter leur pardon. C’est ainsi que nous pouvons construire une société de fraternité où il fait bon vivre pour tout le monde. Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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