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samedi 18 mai 2024 | 05:22
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Lettre de Yakamambu : Mon très cher ami Mbulunkwé, mboté!

Après mars, considéré comme le mois de martyrologe au Congo, nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, après le Monastère de la Bouenza où ils avaient été prier pour notre pays, ont voulu aller déposer, le 18 mars, une gerbe de fleurs sur la tombe du Président Marien Ngouabi, fondateur du Parti congolais du travail (P.c.t) et ancien Président de la République, mort assassiné le 18 mars 1977.
En arrivant au mausolée sur le fronton duquel est écrit, «Gloire Immortelle au Président Marien Ngouabi», et qui abrite la tombe du Président assassiné, ils n’ont pas pu y accéder, compte-tenu de son état lamentable. En effet, il affiche une laideur indescriptible et est d’une propreté douteuse. Les carreaux jadis incrustés dans les murs de la façade, sont soit défraîchis soit partis. Le foyer où se trouve le socle de la flamme ne fonctionne plus il y a belle lurette. A l’intérieur, le plafond est «pourri», à cause de l’humidité. Quand vous y êtes, vous avez des frissons, comme dans une maison hantée.
Pensifs et indignés, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, les larmes aux yeux, ont été sidérés. Ils se sont demandé pourquoi le Président Marien Ngouabi à qui l’on avait réservé des obsèques somptueuses nationales et ce dans une ostentation pompeuse, des oraisons funèbres aux envolées littéraires à la Bossuet, est voué à un oubli délibéré au point de laisser la saleté et la moisissure envahir son mausolée. Cynisme, indifférence ou simple négligence?
Nul n’est besoin de nous rappeler que les Congolais ne sont pas un peuple barbare. Ils vénèrent et respectent leurs morts, car ces derniers sont censés veiller en permanence sur eux. «Les morts sont des invisibles mais non absents», dixit Victor Hugo. Qui plus est, un peuple qui n’honore pas ses morts est un peuple pauvre et maudit.
Nous ne devons ménager aucun effort, pour que tes tombes ou mausolées soient de véritables lieux de repos pour nos défunts, non des dépotoirs ni des débarras, ni encore des lieux où les herbes, les matitis les envahissent. Oui, qu’ils soient des lieux propres où, comme l’affirme le rituel catholique, «nos défunts reposeront en paix dans leurs tombeaux jusqu’au jour où Dieu les réveillera pour qu’ils voient la clarté de sa face, la lumière sans déclin, pour les siècles des siècles». Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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