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samedi 18 mai 2024 | 15:24
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Lettre d’un compatriote à la jeunesse : cultivez le goût de l’effort, l’attachement aux vraies valeurs de la vie!

Depuis que le Président de la République a déclaré l’année 2024, année de la jeunesse, beaucoup de gens, en l’occurrence les ministres, les honorables députés, les vénérables sénateurs, etc, ne peuvent plus prononcer un discours, sans faire allusion à la vision du Chef de l’Etat pour la jeunesse. Le nouveau slogan à la mode, ces jours-ci, est «Comme l’a déclaré le Président de la République, année 2024, année de la jeunesse». Si l’on peut se féliciter de ce que tout le monde s’est mis dans le train de l’année de la jeunesse, il reste que cela suscite quelques interrogations, au regard du fait que les actions ne suivent pas. L’année de la jeunesse ne revient à rien d’autre qu’à créer les conditions les meilleures, pour l’éducation et la formation de la jeunesse et surtout pour son insertion dans la vie active, en passant par son épanouissement dans la vie culturelle et sportive.

Au conseil des ministres du 18 janvier dernier, le gouvernement a annoncé, pour l’année 2024, la création de 10 mille emplois publics et se propose de créer 90 mille emplois à travers une politique active de congolisation des postes, de formalisation des emplois dissimulés dans le secteur informel et d’encadrement des activités rurales et artisanales, dans le cadre d’un programme d’urgence d’employabilité et de prise en charge particulière de la jeunesse. A fin mars, bouclant le premier trimestre de l’année 2024, combien d’emplois déjà créés? C’est la question que tous les jeunes se posent.
C’est ici le lieu de se demander si on n’est pas en train de galvauder la décision du Président de la République d’instaurer une année de la jeunesse. Même les jeunes eux-mêmes semblent se prêter à ce jeu, avec une certaine insouciance. C’est pourquoi je me suis proposé de leur adresser cette missive:

«Mes chers jeunes Congolais,

Nous, vos aînés, vous félicitons d’être des jeunes de ces temps modernes. Au moment même où débute votre activité, notre génération commence à la fois, une vie nouvelle. Sous l’impulsion d’une force obscure, en vertu d’on ne sait quelle loi, tout ce qui la concerne dans le domaine matériel se transforme, suivant un rythme constamment accéléré. Votre génération voit et, sans doute, continuera de voir se multiplier les résultats combinés des découvertes des savants et de l’agencement des machines qui modifient profondément la condition physique des hommes. Mais, le champ nouveau et prodigieux qui s’ouvre à vous ainsi que devant vos existences, c’est à ceux qui ont votre âge qu’il appartient de faire en sorte qu’il devienne la conquête, non de quelques privilégiés et de nouveaux riches, mais de tous nos frères et sœurs Congolais. Ayez l’ambition que le progrès soit le bien commun, que chacun ait sa part, qu’il permette d’accroître le beau, le juste et le bon, partout dans notre pays et qu’il procure aux milliers d’habitants de toutes nos régions ou départements sous-développés, de quoi vaincre, à leur tour, la faim, la misère, l’ignorance, la violence, la maladie, la haine, et accéder à une pleine dignité.
Mais, sachez que la vie du monde est dangereuse. Elle l’est d’autant plus que, comme toujours, l’enjeu est moral et social. Il s’agit de savoir si, à mesure de la transformation du siècle, l’homme deviendra ou non un esclave dans la collectivité, s’il était réduit ou non à l’état de citoyen lambda, à l’état de rouage engrené à tout instant, par une immense termitière ou si, au contraire, il voudra et saura maîtriser et utiliser les progrès de l’ordre matériel pour devenir plus libre, plus digne et meilleur.
Voilà la grande querelle permanente de l’univers, celle qui divise tous les pays du monde en pays riches industrialisés et en pays pauvres en voie de développement ou simplement sous-développés; en pays donneurs éternels de leçons et en pays devant fouler leurs principes, leur dignité et leur souveraineté, et devant être aussi des pays avec des peuples bénis-oui-oui, appelés ipso facto soit à avoir l’échine souple, soit à courber l’échine, c’est-à- dire à se soumettre aux caprices de tous ces décideurs se disant civilisés et omniscients.
Eh bien! Vous les jeunes, la pépinière de notre pays, il vous faut promouvoir et organiser la solidarité entre nous. C’est là à la fois, la tâche de notre gouvernement, de tous les parents, de nous, vos aînés et l’œuvre de vous les jeunes. Car, il nous revient à nous tous de ne ménager aucun effort pour vous sauver. Sinon, vous continuerez à sombrer et à vous désintégrer.
L’avenir de notre pays, la base sur laquelle peut et doit se construire l’unité de notre peuple et de notre pays, le plus solide atout de la liberté, c’est l’estime, la confiance, l’amitié entre tous les Congolais dont la devise est et sera toujours: Unité-Travail-Progrès.
Enfin, je vous inviterais à méditer ce conseil de l’ancien ministre de l’éducation nationale, Lévy Makany: «Être homme, cela se construit, souvent à travers les difficultés de la vie, mais aussi grâce à la persévérance et au goût de l’effort, au respect et à l’attachement de vraies valeurs». Croyez, chers jeunes Congolais, à l’expression de ma sincère et fraternelle considération».

Dieudonné
ANTOINE-GANGA.

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