Après son ouvrage sur le Conseil supérieur de la liberté de la communication, Asie Dominique de Marseille a présenté son essai autobiographique, intitulé, «L’appel du silence, parcours atypique d’un journaliste né à la maternité de la communication», publié par les Editions L’Harmattan Congo-Brazzaville. La présentation a eu lieu le vendredi 6 juin 2025, dans l’amphithéâtre du Lycée de la Révolution, à Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville, devant les élèves de classe Terminale.
Le choix du Lycée de la Révolution pour présenter son essai ne tient pas du hasard. L’auteur a été élève dans ce lycée où il a obtenu son baccalauréat. Asie Dominique de Marseille a expliqué que plusieurs raisons l’ont motivé, comme ses souvenirs d’élève et l’incitation des jeunes à la lecture, en donnant son propre exemple.

La présentation de l’ouvrage était faite tour-à-tour par Appoliange Josué Mavoungou, directeur général adjoint des Editions L’Harmattan Congo-Brazzaville, le prof Godefroy Moyen, doyen honoraire de la Faculté de droit à l’Université Marien Ngouabi, qui a écrit la préface, et Pierre Ntsémou Saint Pierre des mots, écrivain et critique littéraire, en présence de Firmin Moungala, proviseur du lycée.
Le livre, qui est un essai littéraire, relate le parcours de l’auteur, depuis son enfance jusqu’à devenir journaliste. C’est une autobiographie. Pour les différents orateurs, cet ouvrage peut inspirer les générations d’aujourd’hui et à venir, parce qu’il y a toujours des choses à apprendre des anciens. Appoliange Josué Mavoungou, en tant qu’éditeur, a donné les raisons d’avoir accepté d’éditer le livre d’Asie Dominique de Marseille. «D’abord, c’est un ouvrage qui est bien écrit. Nous avons aussi commencé à déplorer le fait que les cadres congolais écrivent de moins en moins. Les jeunes ne semblent pas trouver des repères. Monsieur Asie Dominique de Marseille, en mettant dans un ouvrage son parcours, est en train d’inspirer la jeunesse», a-t-il déclaré.
En critique littéraire, Pierre Ntsémou a relevé la qualité de l’ouvrage, de par sa forme et son fond, après avoir compulsé ses pages. Il a longuement parlé de l’auteur qu’il a connu depuis qu’il avait commencé sa carrière comme enseignant vacataire au Lycée Drapeau rouge et de sa renommée professionnelle dans son métier de journaliste. «Une chose est sûre, Asie Dominique de Marseille est un téméraire de la noble cause. Celle du justicier dans l’esprit, aidé par sa profession, mais qui, hélas, achoppe face au cœur et à la tête dure des hommes et des évènements qu’il doit affronter envers et contre sa bonne foi qui jamais ne tiendra la dragée haute devant la raison humaine, laquelle oscille tel un roseau tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, selon les fruits attendus dans tout challenge», a-t-il affirmé.
Asie Dominique de Marseille, quant à lui, a dégagé les motivations qui l’ont conduit à écrire sur son parcours professionnel. «On ne doit pas disparaître avec son savoir, comme les féticheurs qui disparaissent avec leurs savoirs. Dans notre métier de journaliste, j’ai toujours dit: nous ne devons pas que parler pour nous. Il faut donner le micro aux minorités, à ceux qui veulent parler, qui veulent faire comprendre leur part de vérité, pour l’évolution de notre société et de notre pays. La République appartient à tout le monde. Le journalisme que j’ai appris peut se résumer par le fait de défendre les intérêts des plus démunis. C’est cela l’appel du silence», a-t-il fait savoir. Au lecteur de le découvrir dans l’essai qui est déjà disponible dans les librairies de la place.
Martin BALOUATA-MALEKA








