Publié en mai 2024 par Elie Mavoungou, chercheur en génétique, qui n’est plus malheureusement de ce monde, aux Editions L’Harmattan France, l’essai biographique de plus de 200 pages, intitulé, «Jacques L. Opangault, 1907-1978: de la colonie à la République – l’action politique», a été présenté au public, vendredi 5 décembre 2025, dans la salle de conférence de la société A.o.g.c, à Brazzaville, sous l’égide d’Emile Pascal Opangault, un des fils du dernier «vice-président du Conseil gouvernemental» du Moyen-Congo, équivalent du chef du gouvernement, président fondateur du parti M.s.a (Mouvement socialiste africain) en 1946.

L’ouvrage sur Jacques Opangault a été écrit par Elie Mavoungou, un compatriote de la diaspora qui a beaucoup plus vécu en France qu’au Congo et qui a, malheureusement quitté la terre des hommes avant la parution de son livre. Pour écrire cet ouvrage, il a bénéficié de l’assistance d’Emile Pascal Opangault qui lui a fourni les repères sur la vie de son père et qui a écrit la préface. D’après quelques informations recueillies, Emile Opangault n’a jamais rencontré Elie Mavoungou qui était intéressé à écrire sur la vie de Jacques Opangault. Le contact s’était noué sur Internet et ils communiquaient régulièrement. Au regard des pressions subies par Emile Pascal Opangault, ce dernier a saisi cette occasion pour qu’on écrive sur son père et non sur lui.

La couverture du livre sur Jacques Opangault.

A la séance de présentation, une minute de silence a été observée en l’honneur de l’écrivain. Dans le public, il y avait des personnes d’un certain âge et des personnalités comme Charles Richard Mondjo, ministre de la défense nationale, et le prof Grégoire Lefouoba, ancien ministre. La modération était assurée par le Dr Jeannin Patrick Ndamba, alors que la présentation du livre était faite par l’ancien sénateur, le prof Ludovic Miyouna Ntétani. Celui-ci a indiqué que l’essai biographique analyse les réalités ethniques congolaises qui imprègnent aujourd’hui encore, la pensée politique congolaise, au défi d’une démocratie balbutiante. Le tout dans une salle ornée des photos des anciens leaders politiques du Congo.
Jacques Ludovic Opangault a accepté de travailler avec le tout premier Président de la République du Congo, l’abbé Fulbert Youlou, et avec bien d’autres leaders politiques qui n’étaient pas de son fief ethnique. A la chute du Président Fulbert Youlou, en août 1963, Jacques L. Opangault est rentré d’une mission à l’étranger et il est allé se constituer prisonnier aux côtés du Président renversé, pour répondre de leur gestion du pays. Sorti de prison, il s’est éloigné de la politique, en se retirant dans sa ville natale de Boundji, jusqu’à sa mort, le 20 août 1978.
L’ouvrage retrace la vie de Jacques Opangault, de sa naissance, le 13 décembre 1907, à Boundji, jusqu’à sa mort. Jacques Opangault a assuré la relève du flambeau politique, après la disparition, en 1942, d’André Grenard Matsoua, figure pionnière de l’émancipation des Africains au sein de l’A.e.f (Afrique équatoriale française) et inspirateur d’une prise de conscience politique profonde au Moyen-Congo. Il a créé son parti, le M.s.a, en 1945, comme Jean Félix-Tchicaya créa le sien, le P.p.c (Parti progressiste congolais). Dans sa vie politique, Jacques L. Opangault aimait servir et non se servir.
Après la présentation, des témoignages et des compléments d’informations ont fusé, pour reconnaître les qualités du leader politique Jacques L. Opangault comme un bon modèle. L’historien Joachim Goma Théthé a dégagé ses impressions en ces termes: «L’impression ne peut être que bonne parce que cet ouvrage donne un éclairage nouveau sur Jacques Opangault, sur son itinéraire, de sa naissance jusqu’au moment de sa mort. Cela permet de comprendre comment il est venu en politique, qu’est-ce qu’il a fait en politique jusqu’à la fin de sa vie. C’est fondamental pour connaître véritablement le personnage et toute sa vie publique. Dans la vie politique, il est toujours cité en exemple comme un des personnages politiques du Congo qui a été très remarquable du point de vue de l’éthique politique».
Pour sa part, Emile Opangault a donné son appréciation sur la séance de présentation: «La séance a été vraiment participative et cela a été très intéressante parce que chacun a parlé avec son cœur, il n’y a pas eu des points de vue imposés. On essaie de faire quelque chose pour transmettre l’histoire du Congo aux nouvelles générations. Cela n’est pas aisé et facile. Il faut que les Congolais apprennent à connaître leur histoire pour pouvoir avancer». Signalons que sur le même personnage, il existe aussi l’ouvrage de Joseph Itoua intitulé: «Jacques Opangaut, le combat d’un homme pour son pays (1907-1978)».

Martin
BALOUATA-MALEKA

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