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M.r: Une pétition en ligne sur la question de «la cession des terres au Rwanda»

M.r (Mouvement républicain)

Une pétition en ligne sur la question de «la cession des terres au Rwanda»

L’abondance de l’actualité internationale et nationale a poussé le président du M.r (Mouvement républicain), Mélaine Destin Gavet Elengo, à tenir une conférence de presse, mercredi 10 avril 2023, à son siège situé au Quartier Diata, dans le premier arrondissement Makélékélé, à Brazzaville, en présence des leaders des partis membres de l’Inter-coalition des partis d’opposition en création à savoir Chris Antoine Walembaut, Bonaventure Bouzika et Jean Ebina, sans oublier les militants venus nombreux soutenir leur leader. D’entrée de jeu, le président du M.r (opposition) a planté le décor de sa conférence de presse, en indiquant que «la question vitale qui préoccupe les Congolais aujourd’hui est une affaire d’extrême urgence, il s’agit de la cession de nos terres au Rwanda par le Président Denis Sassou Nguesso, avec la complicité inouïe se son gouvernement».

Dans son mot liminaire, Mélaine Destin Gavet Elengo a salué «l’élection du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la magistrature suprême au Sénégal, qui matérialise la constance, la résilience, la cohérence et le dynamisme de Pastef les patriotes».
Mélaine Destin Gavet Elongo, président du M.r
Parlant de la situation nationale, il a indiqué que «le Congo traverse l’une des pages les plus sombres de son histoire sur tous les plans: économique, politique, social, sécuritaire, judiciaire… Sur le plan économique, l’inflation galopante ne permet plus aux fonctionnaires, aux salariés du secteur privé d’une part et à la population congolaise d’autre part de faire face aux besoins quotidiens. Sur le plan sécuritaire, qui était supposé être le point le plus fort de ce pouvoir, puisque le Président de la République a toujours prôné la paix, plébiscité la paix; cette paix est remise en question aujourd’hui avec notamment le phénomène des bébés noirs où l’on note les exécutions extrajudiciaires de ces derniers, lynchés et brûlés à feu vif par une population en colère, délaissée par l’Etat. Nous constatons, par-là, que les citoyens congolais commencent à se faire justice, alors que l’article 8 de la Constitution du 25 octobre 2015 stipule: «La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. Chaque citoyen a droit au plein épanouissement de sa personne dans le respect des droits d’autrui, de l’ordre public, de la morale et des bonnes mœurs. La peine de mort est abolie».
«Sur le plan judiciaire: le ver est dans le fruit comme l’a reconnu Denis Sassou Nguesso; l’on voit bien une justice aux ordres. Nous avons le cas récent de l’arrestation du député Hydevert Mouagni, on dénote bien un vice de procédure qui a prévalu lors de la mise en exécution de son arrestation, notamment la levée de son immunité parlementaire et la saisine de la Haute cour de justice, alors que cette dernière, pour se prononcer, il faut que l’article 193 de la Constitution soit respectée, je cite: «Les membres de l’assemblée nationale et du sénat, le Premier ministre, les ministres, les membres de la Cour suprême et les membres de la Cour constitutionnelle, sont justiciables devant la Haute cour de justice, pour des actes qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Ils sont mis en accusation par le parlement réuni en congrès statuant par un vote au scrutin secret, à la majorité des deux tiers de ses membres», a-t-il déclaré.
«Par ailleurs, le député Hydevert Mouagni a dénoncé l’insécurité galopante dans notre pays et a fait des révélations selon lesquelles il faisait partie des personnes qui ont créé des troubles, commandité les actes de violence, pour faire asseoir l’insécurité pendant le mandat du Président Pascal Lissouba. Nous osons espérer que, lors de son procès, il sera fait mention de ces révélations graves, afin que les donneurs d’ordres et les complotistes de l’époque soient connus et répondent devant les tribunaux», a-t-il fait savoir.
Mélaine Destin Gavet Elongo
Pendant la conférence de presse du président du M.r, Gavet Elongo
Puis, Mélaine Destin Gavet Elengo a abordé le sujet principal de sa conférence de presse, en ces termes: «La question vitale qui préoccupe les Congolais aujourd’hui est une affaire d’extrême urgence. Il s’agit de la cession de nos terres au Rwanda par le Président Denis Sassou-Nguesso, avec la complicité inouïe de son gouvernement. Pour rappel, lors de la visite d’Etat effectuée par le Président rwandais, Paul Kagamé, du 11 au 13 avril 2022, une série d’accords ont été signés par le Congo avec le Rwanda, dont: l’accord portant cession de 12.000 hectares (120 km2) de terres congolaises au Fonds souverain du Rwanda, représenté par l’entreprise Chrystal ventures; l’accord portant cession de la zone économique spéciale de Maloukou à l’entreprise Chrystal Ventures; l’accord portant exploitation minière; l’accord de défense entre le Congo et le Rwanda, etc».
Il a rappelé que «la Constitution congolaise du 25 octobre 2015 dispose, dans son préambule: «Le peuple congolais réaffirme solennellement son droit permanent de souveraineté inaliénable sur toutes les richesses nationales et les ressources naturelles comme éléments fondamentaux de son développement…». «Aussi, l’article 5 de la Constitution stipule: «La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce au moyen du suffrage universel par ses représentants élus ou par voie de referendum. Aucune fraction du peuple, aucun corps de l’Etat, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice».
«Or, en violation des dispositions de la Constitution rappelées ci-dessus, le gouvernement congolais avait décidé de céder 12 mille hectares de terres congolaises (soit près de 120 km2) à l’Etat rwandais, sans autorisation du parlement, violant ainsi l’article 217 de la Constitution qui dispose: «Le Président de la République négocie, signe et ratifie les traités et les accords internationaux. La ratification ne peut intervenir qu’après autorisation du parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense, les traités de commerce, les traités relatifs aux ressources naturelles ou les accords relatifs aux organisations internationales, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient les dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire».
«Jusqu’à ce jour, ces fameux accords n’ont pas été révélés. Personne n’en connaît le contenu. Que cachent ces accords? Il s’est passé un silence de cimetière pendant tout ce temps, jusqu’à ce que nous soyons tous surpris de suivre, sur une chaîne de télévision rwandaise, la présentatrice affirmer que le Rwanda avait obtenu, de la part du Congo, 980 km2, au lieu des 120 km2 précédemment spéculés. Ce qui équivaut à plus de trois fois la superficie de la ville de Brazzaville. Au regard de ce qui précède, le M.r a décidé de lancer une pétition en ligne demandant aux Congolais de se prononcer sur cette question des terres et envisage d’autres actions, si des éclaircissements ne sont pas fournis par le gouvernement et ces accords retirés», a-t-il poursuivi.
Le président du M.r. a lancé «un appel solennel à tous les Congolais, à toutes les intelligences, à l’élite, à la classe politique dirigeante et de l’opposition aux confessions religieuses, de faire bloc, afin que notre pays ne subisse pas ce qui se passe en RD Congo».
Répondant aux questions des journalistes, Mélaine Destin Gavet Elongo a rappelé que «la loi n°20-2017 sur les partis politiques ne stipule pas qu’un parti politique, pour mener des actions politiques, doit demander la permission à quelqu’un. Pascal Tsaty-Mabiala est chef de file de l’opposition, parce que le P.c.t voulait bien qu’il soit là. Il a été humilié il y a quelques jours à l’Assemblée nationale. Quand on sert le P.c.t, il faut s’attendre à ce qui peut arriver».
«Lorsque je parle de l’église, ce n’est pas de l’église catholique dont il s’agit. Ici, je parle de l’église en générale, toute l’église qui est devenue une poubelle, qui est impuissante et manipulée, parce que le peuple est abandonné. Il faut que l’église se ressaisisse et joue son rôle, avant que les politiques n’agissent. Un parti politique doit mener ses actions en toute souveraineté».
«A cause de la mauvaise qualité de l’eau, nous avons mené une campagne qui nous a valu la prison. Ce pays va changer et les magistrats rendront compte. La pétition a été lancée le 6 avril dernier et elle a déjà plus de 100 signatures. Par mes soins, le M.r s’adressera au Président de la République, pour demander une audience, afin que les problèmes d’intérêt commun soient revus ensemble. Pour les initiatives allant dans le sens de notre souveraineté, nous discuterons avec nos amis de l’opposition avec lesquels nous sommes en inter-coalition, pour voir comment nous pouvons mener les actions ensemble». Comme on peut le constater, à moins de deux ans de l’élection présidentielle, le débat politique s’intensifie. Mélaine Destin Gavet Elongo mesure bien les enjeux politiques de l’heure, il réclame la pleine liberté d’expression et le respect des lois et règlements de la République.
Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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1 COMMENTAIRE

  1. Je me réjouis du travail fourni par le président Destin GAVET mais mon seul regret est de savoir le Congo Brazzaville a fait quoi au gouvernement actuel pour mériter tout ce mal?

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