Le Comité de pilotage de l’évaluation du système de passation des marchés publics a organisé, mercredi 27 août 2025, à Brazzaville, en collaboration avec l’A.r.m.p (Autorité de régulation des marchés publics), et grâce à l ’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Pagir (Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services), un atelier de validation de la matrice des indicateurs de l’évaluation de passation des marchés publics, élaborée par les experts nationaux, en se conformant à la méthodologie Maps, une norme internationale.
L’atelier sur la validation de la matrice des indicateurs de l’évaluation de passation des marchés publics a regroupé les cadres venus de l’A.r.m.p), de la Direction générale du contrôle des marchés publics, de la D.g.g.t (Délégation générale aux grands travaux), des Ministères sectoriels, du secteur privé, des organisations de la société civile et des institutions partenaires.
Dans son mot d’ouverture, Antoine Ngakosso, conseiller à l’économie et à la prospective du ministre l’aménagement du territoire et des grands travaux, vice-président du Comité de pilotage de l’évaluation Maps, a rappelé que «le Congo a engagé, avec l’appui de la Banque mondiale, un vaste chantier de modernisation de son système de passation des marchés. Ce processus est mis en œuvre à travers le Pagir. L’évaluation de notre système de passation des marchés repose sur la méthodologie Maps, qui s’impose aujourd’hui comme une norme internationale de référence appliquée à tous les pays, quel que soit son niveau de développement. Elle vise principalement à identifier les forces et les faiblesses de notre dispositif, afin de proposer des améliorations concrètes. L’objectif poursuivi par le gouvernement est clair: accroître l’efficacité de la dépense publique, renforcer la transparence et garantir une gestion optimale des ressources nationales».
A la cérémonie d’ouverture, on notait la présence de Ludovic Ngouala, avocat général à la Cour des comptes et de discipline budgétaire, président du Conseil d’administration de l’A.r.m.p, Thomas Bandia, coordonnateur du Pagir, Davy Wolfgang Opoko, directeur général par intérim de l’A.r.m.p, et Nicolas Okanzi, secrétaire permanent des réformes des finances publiques.
Pendant les travaux, l’atelier a recueilli les différentes contributions des participants. Après échange et débat, la matrice des indicateurs de l’évaluation a été validée de manière participative, sous le regard de Pierre Morin, consultant international. La norme internationale de diagnostic repose sur une matrice d’indicateurs regroupés autour de quatre piliers que sont: le cadre législatif, règlementaire et politique des marchés publics; le cadre institutionnel et la capacité de gestion des marchés publics; les activités d’acquisition publique et la pratique des marchés publics; la responsabilité, l’intégrité et la transparence du système de passation des marchés publics.
Au terme de l’atelier, le Congo dispose, désormais, d’un outil harmonisé et fiable permettant de mesurer la performance, la transparence et l’efficacité du système de passation des marchés publics. A noter que la réforme du système de passation des marchés publics constitue l’un des piliers de la bonne gouvernance et de l’attractivité de l’économie d’un pays.
Martin
BALOUATA-MALEKA








