Troisième circonscription de l’arrondissement 1 Lumumba de Pointe-Noire
Maurice Mavoungou soutient les femmes, pour relever le défi de l’autonomisation
Et si la femme se mettait en première ligne sur le terrain de l’égalité et de l’autonomisation? C’est la principale recommandation faite, le 8 mars 2025, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, aux femmes de la troisième circonscription du premier arrondissement, Lumumba, de Pointe-Noire, lors d’une rencontre qui a eu lieu dans la cour de l’Ecole primaire publique Lien Athanase Dambou, du Quartier Mawata, sous les auspices de Maurice Mavoungou, le député élu dans la circonscription, en présence de Victor Béli, son suppléant, et de Geoffroi Dibakala, deuxième secrétaire du bureau exécutif du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire.
En initiant la célébration de la journée des droits des femmes dans sa circonscription, il était question, pour Maurice Mavoungou, de s’arrimer au thème choisi cette année par Onu femmes, à savoir: «Pour toutes les femmes et les filles: droits, égalité et autonomisation». Dans notre pays, la 48ème édition de cette journée a été célébrée sous le thème: «Les femmes congolaises face aux défis de l’autonomisation».
Maurice Mavoungou estime que la transformation de la femme congolaise ne saurait se réaliser sans formation ni information. Aussi, comme l’année dernière, a-t-il fait appel à deux sachantes, Rita Espérance Mabyalhat Lhembet et Michelle Jesse Miyalou, deux femmes juristes et militantes au sein des O.n.gs de défense et de promotion des droits de l’homme, pour sensibiliser leurs compatriotes sur les thèmes de cette journée.




Intervenant en premier, Mme Mabyalhat a développé le thème: «Droits de la femme: cette affaire est avant tout la nôtre». Dans sa communication, elle a exhorté les femmes à profiter du cadre juridique et institutionnel du pays pour revendiquer et valoriser leurs droits, afin de réduire les inégalités et les multiples violations des droits des femmes. «La politique genre dans notre pays a connu des évolutions comme en témoignent des institutions telles que le ministère de la promotion de la femme. Sans compter les textes, à l’image de la loi dite Mouébara portant lutte contre les violences faites aux femmes. Il revient à nous de nous en servir», a expliqué l’oratrice.
Elle a également insisté sur le fait que les hommes devraient s’impliquer sans ménagement dans la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes. «À vous les hommes, tous les humains sont égaux comme on peut lire dans l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Sachez que les femmes qu’on violente, qu’on viole ou qui sont victimes de discriminations de toutes sortes sont avant tout vos sœurs, vos mères, vos cousines, bref vos parentes. Si l’on fait mal à une femme, on fait mal aussi à un homme», a martelé Mme Mabyalhat.
La deuxième communicatrice a, elle aussi, appelé à l’éveil des femmes pour réaliser leur autonomisation, à travers le thème, «Égalité et autonomisation de la femme: le bréviaire d’une femme congolaise engagée et entreprenante». Non sans rappeler un environnement juridique et social fort propice. «Au Congo, aucune interdiction n’est faite aux femmes pour entreprendre. Tout semble être réuni, pour permettre aux femmes de s’engager dans l’entreprenariat», a expliqué Mme Miyalou.
Mais, elle a déploré le fait que la femme congolaise n’a pas encore le goût le de l’entrepreneuriat. «Il existe de nombreuses mutuelles ici à Pointe-Noire. Malheureusement, elles ne sont faites que pour des cotisations lors des mariages ou décès. On se réunit dans les bars pour se donner du plaisir. Pourtant, on pouvait faire comme en Afrique de l’Ouest: multiplier des coopératives et mener des projets générateurs de revenus», a-t-elle prévenu.









