Médias
Le C.s.l.c s’élève contre les dérives dans
le domaine de la communication
A l’issue d’une séance tenue le jeudi 8 janvier 2025, au cabinet de son secrétaire-comptable, au Plateau des 15 ans, un quartier du quatrième arrondissement, Moungali, à Brazzaville, le collège des membres du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), sous la direction de son président, Médard Milandou Nsonga, après avoir «jeté un regard rétrospectif et critique à la fois sur les contenus informationnels des médias sociaux et sur les pratiques professionnelles au regard des dispositions du cadre juridique de la presse», a publié une déclaration lue par son secrétaire-comptable et porte-parole, Jérôme Patrick Mavoungou, dénonçant la prolifération de fausses informations et de rumeurs relayées par certains médias.
Le collège des membres du C.s.l.c «constate, avec une vive préoccupation, la recrudescence, les publications comportant des allégations non-vérifiées, des imputations à caractère diffamatoire, des propos injurieux et offensants ainsi que la diffusion d’images et de commentaires de nature à porter atteinte à l’honneur et à la dignité des personnes, à la crédibilité des institutions de la République et à la cohésion nationale». Il condamne, avec fermeté, les dérives qu’il qualifie de contraires à l’éthique professionnelle dans le domaine de la communication. Il met en garde contre ces pratiques qui reposent sur la manipulation de l’information pour semer la discorde et déstabiliser les institutions.

Après avoir rappelé les textes législatifs et réglementaires qui régissent l’exercice de la liberté de la presse dans le pays, le collège des membres du C.s.l.c a précisé, «avec force, que la liberté de presse n’est ni la liberté de diffamer, ni la liberté de manipuler, ni la liberté d’attaquer sans preuve». Ainsi, il «en appelle au sens élevé de responsabilité des professionnels des médias, des éditeurs, des responsables de rédaction et de tous les acteurs de l’espace informationnel», en invitant «chacun à privilégier l’exactitude des faits, vérifier les sources, respecter les personnes et les institutions et s’abstenir de toutes dérives susceptibles de porter atteinte à la paix sociale, à la stabilité nationale et à la crédibilité du processus démocratique».
La déclaration rappelle, par ailleurs, que la diffusion de fausses nouvelles constitue une violation flagrante de la loi n°8-2001 sur la liberté de la presse. En son article 191, cette loi réprime la diffamation, l’injure, la publication d’informations mensongères ainsi que les offenses envers les institutions ou les autorités, y compris le Chef de l’État.
«A deux mois de l’élection présidentielle, échéance majeure dans la vie démocratique de notre pays, le Collège des membres invite l’ensemble des acteurs de l’espace informationnel à faire preuve de responsabilité et à se débâtir des comportements déviants susceptibles de mettre à mal la cohésion sociale, gage de stabilité et de paix dans notre pays». Il s’est engagé à veiller, dans «le strict respect des textes en vigueur, à l’application rigoureuse de la loi et prendra, le cas échéant, les mesures qui relèvent de sa compétence».








