Mme Laure Yockah Okondo Matongo, directrice générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, administration sous tutelle du Ministère de l’enseignement préscolaire, primaire secondaire et de l’alphabétisation, a lancé, le vendredi 28 mars 2025, lors d’une cérémonie à l’Ecole primaire Plateau A, au Quartier Plateau des 15 ans, à Brazzaville, la première édition de l’émulation scolaire du système éducatif non-formel. Cette cérémonie a marqué aussi la clôture du deuxième trimestre de l’année pédago-andragogique 2024-2025. A cette occasion, plusieurs apprenants issus des différents centres de rescolarisation de Brazzaville ont été primés, sous le regard de Roland Désiré Jonathan Ngakali, représentant et assistant de Madame l’administrateur-maire du quatrième arrondissement, Moungali, Cyr Parfait Babingui, coordonnateur départemental de l’éducation non-formelle de Brazzaville, des cadres de la Direction générale de l’alphabétisation et de l’éducation non-formelle et des directeurs des centres de rescolarisation.
Les élèves des centres de rescolarisation de Brazzaville s’étaient retrouvés à l’Ecole primaire Plateau A, appelée aussi Ecole des garçons. Trois prix ont été décernés aux élèves qui se sont distingués par leur travail et leur dévouement lors de la composition du deuxième trimestre au cycle de la rescolarisation du Département de Brazzaville. Il s’agit:
– du Prix d’excellence Antoinette Sassou Nguesso, obtenu par l’élève Rodelvie Bakibi du Centre Mbiemo 1;
– du Prix d’excellence Aurélie Makosso, décerné à l’élève Marian Diadzinga du Centre de Loango marine
– et du Prix d’excellence Laure Alphonsine Yockah Okondo Matongo reçu par l’élève Exaucée Massengo, issue du Centre de Mbama.
Les trois primés ont, en plus, reçu des cadeaux notamment, des tablettes, des dictionnaires et des livres d’orthographe. Dix-sept autres lauréats ont également reçu des dons constitués de cahiers, dictionnaires et autres articles scolaires. «Il s’agit d’encourager, de réconforter et de stimuler les bénéficiaires de ce programme, pour qu’ils redoublent d’efforts dans leur travail. Il est question de nourrir leur rétention à l’école et promouvoir la notion d’excellence et d’effort», a déclaré Mme laure Yockah Okondo Matongo.
La scolarité étant obligatoire au Congo, jusqu’à l’âge de 16 ans, d’après la loi scolaire 25-95 du 17 novembre 1995, cet événement était une occasion de sensibiliser les populations, notamment les parents, sur l’existence des cycles de rescolarisation et de convaincre même les adultes qui n’ont jamais été scolarisés qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre.
La rescolarisation ou «l’école de la seconde chance est orientée vers les jeunes déscolarisés, les élèves en difficulté d’adaptation scolaire, les apprenants présentant des handicaps et les enfants vulnérables. L’objectif est de faire appel à une école inclusive, à une éducation holistique qui prend en compte toutes les disparités et les spécificités des différents types d’apprenants de notre système éducatif», a fait savoir la directrice générale de l’éducation non formelle.
Le représentant de l’administrateur-maire de Moungali a martelé sur l’importance de l’éducation, «un droit fondamental qui constitue un vecteur de développement et l’un des moyens de réduire la pauvreté, de promouvoir l’égalité entre les sexes et de faire progresser la paix et la stabilité».
Dans le programme de rescolarisation du système éducatif non-formelle, il y a certes, des progrès, mais plusieurs difficultés subsistent, notamment le manque d’infrastructures propre au cycle de la rescolarisation et le déficit en personnel. À Brazzaville, où il y a 30 centres de rescolarisation pour un effectif total de 3.781 élèves (dont 2.052 filles), 40 agents manquent à l’appel, déplore le coordonnateur départemental de l’alphabétisation et de l’éducation non-formelle. Il y aussi le manque de finances pour le fonctionnement des centres. A ce propos, Mme Laure Yockah Okondo Matongo a lancé un appel «aux partenaires, aux personnes de bonne volonté, pour l’appui financier conséquent à l’action pédago-andragogique en République du Congo».
Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU








