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jeudi 18 juillet 2024 | 22:10
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Ministère des affaires étrangères: l’heure des sanctions, après le raté de la visite présidentielle à Abou Dabi, mais…

Ministère des affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger

L’heure des sanctions, après le raté de la visite présidentielle à Abou Dabi, mais…

Cette fois, ça ne sera plus comme le raté du voyage présidentiel de 2017 aux Etats-Unis, où personne n’avait eu à rendre des comptes. Après les flottements de la visite de travail effectuée par le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, du 8 au 13 février 2024 (voir article précédent) à Abu Dabi, capitale fédérale des Emirats Arabes Unis où il a pu néanmoins s’entretenir avec son homologue, le Président Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, des sanctions sont tombées au Ministère des affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger.

En effet, le secrétaire général du Ministère des affaires étrangères, André Poh,  et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo en Egypte, qui a juridiction aux Emirats Arabes Unis, Célestin Akoulafoua, ont été relevés de leurs fonctions, par notes de service signées le 19 février, par le ministre des affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso. L’intérim du secrétaire général du Ministère des affaires étrangères est assuré par Guy Nestor Itoua, actuel ambassadeur au Royaume Uni. Mais, ces deux décisions suscitent des interrogations car elles apparaissent comme l’arbre qui cachent la forêt.
Le Président Denis Sassou-Nguesso reçu par son homologue émirati, pour un tête-à-tête, à Abu Dabi
A ce niveau, il faut craindre, en effet, que les deux diplomates, André Poh et Célestin Akoulafoua, ne soient que des seconds couteaux. L’ampleur du ratage diplomatique, où le Président de la République a vécu l’humiliation de n’être même pas accueilli à l’aéroport d’un pays étranger, par un représentant du gouvernement de ce pays et même pas par son propre ambassadeur, ne saurait être exclusivement une affaire de hauts-fonctionnaires. A moins d’expliquer que ces deux hauts-fonctionnaires n’aient pas voulu mettre en application les instructions qui leur étaient données.
Autrement, il est clair qu’il y a un véritable problème politique à la base de ce ratage diplomatique. Ce problème politique, nous l’avons déjà effleuré dans notre article précédent. Il s’agit du choix des cadres appelés aux hautes fonctions de l’Etat, surtout dans les domaines de souveraineté. En raison probablement de sa longévité au pouvoir, le Président Denis Sassou-Nguesso a fini par faire fonctionner l’Etat principalement au carburant familial et clanique, laissant le parti et les alliés de côté, en ce qui concerne le choix des hauts cadres.
Certains analystes, comme le journaliste d’investigation Alphonse Ndongo, pensent que le ratage diplomatique d’Abu Dabi relève du manque de coopération, entre quatre acteurs clés de l’entourage du Chef de l’Etat, particulièrement le «manque de communication et de partage de l’information, notamment entre quatre personnages clés, Bienvenu Okiemy, Françoise Joly, Denis Christel Sassou Nguesso et Jean-Claude Gakosso, respectivement  conseiller diplomatique  du Président de la République, conseillère et représentante personnelle du Président de la République pour les affaires internationales, ministre de la coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, et enfin ministre  des affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger».
Pourtant, quand on voit bien ce groupe de cadres, il n’y a pas de Nord contre le Sud là-dedans. Ce qui suppose que l’entente devrait être parfaite dans le travail, entre eux. D’où vient qu’on ait pu réussir l’exploit d’aller faire promener le Chef de l’Etat dans un pays dont le gouvernement n’était pas informé de son arrivée? Peut-on imaginer que de sa longue et profonde expérience de la gestion des affaires d’Etat, le Président Denis Sassou-Nguesso en soit encore à subir ce genre de flottements diplomatiques?
Dans la presse, on indexe surtout la conseillère spéciale, Mme Françoise Joly, de tenir les autres acteurs à l’écart des affaires du Chef de l’Etat dont elle a la charge, depuis qu’elle a été nommée à ce poste, alors qu’elle n’était pas connue dans le milieu. Et si elle ne faisait que la volonté de son chef? Bien futé qui pourra démêler ce mic-mac diplomatique autour du Président de la République. Mais, c’est sûr qu’il y a à changer le fonctionnement de la machine, pour éviter ce genre de bourdes à l’avenir.
Jean-Clotaire DIATOU

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