Le Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive a tenu sa deuxième session le lundi 22 décembre 2025, à l’Hôtel Grand Lancaster (ex- Méridien), à Brazzaville, sous le patronage du ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka. Cette session vient affirmer que le Congo entend bâtir un espace économique assaini, conforme aux normes internationales et capable d’offrir aux investisseurs un environnement sûr, lisible et prévisible.

La lutte contre la criminalité financière occupe une place centrale, car elle protège la souveraineté nationale, préserve les ressources de l’Etat et soutient l’effort national de développement. La session du Comité de coordination s’est inscrite également dans la continuité des travaux engagés lors du Forum de sensibilisation des entités et professions non financières désignées, tenu le 10 décembre de la même année. «Ce forum a permis de rappeler que la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ne relève plus seulement des institutions financières. Elle concerne, désormais, des métiers variés (notaires, avocats, experts-comptables, agents immobiliers, commerçants de métaux précieux), dont les activités constituent souvent le premier point de contact avec des opérations potentiellement sensibles», a rappelé le ministre Yoka.
Ce comité est intervenu dans un contexte national marqué par une dynamique encourageante, mais encore fragile, a dit le ministre Yoka. Depuis plusieurs mois, l’économie congolaise montre des signes d’amélioration: la croissance se stabilise, certains secteurs productifs se renforcent et les indicateurs monétaires évoluent dans un sens positif. Pour lui, cette trajectoire demeure sensible aux incertitudes internationales, aux pressions internes et aux risques de criminalité financière auxquels le Congo, comme tous les pays de la région, n’échappe pas. «C’est pourquoi, la vigilance, la transparence et la bonne gouvernance doivent continuer d’être au cœur de nos priorités», a-t-il exhorté.
Au cours de cette session, il a été question d’examiner l’état d’avancement des engagements pris depuis la dernière session, les travaux relatifs à la demande de re-notation du Congo, qui seront discutés «au niveau régional en mars 2026», l’actualisation de l’évaluation nationale des risques, indispensable pour orienter les politiques publiques et les textes structurants, précisément le règlement intérieur du Comité de coordination et les textes instituant les groupes de travail.
Rappelons que le Comité de coordination a pour rôle, entre autres, d’assister les pouvoirs publics et les acteurs économiques dans la compréhension des risques de blanchiment, de financement du terrorisme et de prolifération, proposer les mesures nécessaires pour garantir la conformité du cadre national aux standards du Gafi et du Gabac (Groupe d’action contre le blanchiment de capitaux en Afrique centrale); assurer la coordination opérationnelle de toutes les institutions impliquées.

Germaine NGALA

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