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Ministère du commerce: Une journée d’échanges sur l’Agoa et la Zlecaf, pour booster les exportations

Ministère du commerce, des approvisionnements et de la consommation

Une journée d’échanges sur l’Agoa et la Zlecaf, pour booster les exportations

Le Ministère du commerce, des approvisionnements et de la consommation a organisé, jeudi 8 février 2024, à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, une journée d’échanges sur l’Agoa (African growth and opportunity act) (loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique), et la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine), à l’intention des opérateurs économiques, afin de les inciter à saisir les opportunités qu’offrent ces deux marchés permettant de booster l’exportation des produits congolais et développer ainsi leurs affaires. Sous la modération de notre confrère, Bienvenu Boudimbou, la journée d’échanges s’est déroulée avec la participation de cinq membres du gouvernement, dont le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou, ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation, des responsables de la chambre du commerce de Brazzaville et de Pointe-Noire, du patronat congolais (Unicongo et Unoc), des cadres de l’administration, des banquiers, des assureurs, des opérateurs économiques et des primo-entrepreneurs et des artisans.

Dans son mot d’ouverture, le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou a déploré le fait que le Congo ne tire pas profit de l’Agoa. «Le Congo a un chiffre qui avoisine le zéro en 2023» en ce qui concerne les exportations vers les Etats-Unis, dans le cadre de l’Agoa. Alors que des pays comme l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire en tirent un grand profit. «L’Afrique du Sud a exporté en 2023 pour 6 milliards de dollars vers les Etats-Unis». «La Côte d’Ivoire, qui a le même potentiel économique que le Congo, a exporté pour 3 milliards de dollars en 2023, dans le cadre de l’Agoa», a-t-il précisé.
«C’est dire que derrière le mot Agoa, il y a des volumes d’échanges importants, des chiffres importants, des richesses qui se créent et de nombreux emplois qui se créent, surtout pour les jeunes. Derrière l’Agoa, il y a un débouché, un marché de plus de 330 millions de consommateurs, la population des Etats-Unis d’Amérique», a déclaré le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou.
De même, «l’Afrique vient d’unifier son marché, la Zlecaf, un marché de près d’un milliard 500 millions de consommateurs. Dans cinq ans, toutes les frontières vont disparaître. Entre autres bouleversements, il n’y aura plus de barrière douanière. A la différence de l’Agoa, le marché africain est contraignant, il va créer un environnement très concurrentiel et si nous ne nous préparons pas, la Zlecaf sera une menace. Or, l’esprit des Chefs d’Etat qui l’ont voulu est d’en faire une opportunité pour nous développer et créer de nombreux emplois, surtout pour les jeunes. Si nous sommes contre-performants avec l’Agoa, nous risquons de l’être également avec la Zlecaf. Nous devons réagir et vite», a alerté le ministre en charge du commerce.
Le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou ouvrant la journée d’échanges sur l’Agoa et la Zlecaf
Les membres du gouvernements pendant la journée d’échanges sur l’Agoa et la Zlecaf
Les ministres pendant la journée d’échanges sur l’Agoa et la Zlecaf
Une vue des participants
Plus que jamais, le gouvernement devrait faire aboutir les réformes pour que ça marche
La journée d’échanges sur l’Agoa et la Zlecaf
Pendant les travaux de la journée, il y a eu des communications. Mme Lenda Sitou Milandou, conseillère au commerce extérieur près du ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation, a présenté l’Agoa, qui est un système préférentiel d’échanges approuvé par le congrès américain en 2000 sous l’égide du Président Bill Clinton, afin d’impulser les échanges économiques entre les Etats Unis et l’Afrique subsaharienne. Il permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles de ne pas payer de droits de douane, pour exporter leurs productions sur le sol américain.
Cette présentation a été appuyée par le conseiller économique près de l’Ambassade des Etats-Unis, Galaal Elsamadicy, qui a parlé de l’extension de la loi après le 30 septembre 2025.
A ce stade du débat, le ministre d’Etat N’Silou est intervenu pour insister sur l’extension de la loi conformément aux déclarations des sénateurs américains présents à la rencontre d’Afrique du Sud. «L’Administration Biden et le congrès vont travailler pour l’extension de l’Agoa», a-t-il fait savoir.
La présentation de la Zlecaf a été faite par le directeur général du commerce extérieur, Alain Bayéni. S’adressant aux opérateurs économiques, il a souligné que «la thérapeutique, c’est de mettre en place des mesures pour lutter contre la non-adaptation à cette nouvelle donne». La journée est organisée pour aider les opérateurs économiques à revoir leurs modèles économiques, «parce qu’il nous reste 6 ans pour que nos frontières s’ouvrent à d’autres pays. Nous interpellons le secteur privé dans le cadre des mécanismes mis en place par le gouvernement, le dialogue public-privé».
Les membres du gouvernement (Paul Valentin Ngobo, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, Léon-Juste Ibombo et Hugues Ngouélondélé) ont apporté des éclaircissements, pour permettre aux opérateurs économiques de comprendre leur implication et atteindre cette noble ambition d’exporter vers les Etats-Unis, être compétitifs dans six ans, pour ce qui concerne la Zlecaf, parce que, c’est pour bientôt. Il ne faut plus attendre. Le gouvernement joue sa partition. «Notre responsabilité, c’est de faire en sorte que vos rêves soient, demain, la solution au développement de ce pays», a insisté le ministre d’Etat N’Silou.
Pour leur part, les représentants du patronat congolais ont évoqué les difficultés auxquels ils font face dans leurs affaires, pourquoi les exportations se heurtent au niveau des taxes très élevées à l’exportation, la mauvaise qualité de l’électricité, on ne peut pas résoudre les problèmes d’industrialisation du pays avec une production totale de l’électricité n’atteignant que 600 mégawatts, le manque de cohérence de la législation congolaise, les faiblesses du secteur bancaire congolais à financer l’économie nationale, les difficultés d’accès à des crédits de long terme, le manque de culture assurantielle, etc.
Les opérateurs économiques demandent l’harmonisation de la règlementation et les réformes fiscalo-douanières. Pour l’Agoa, il y a des préalables à régler en matière des quotas, il faut que le gouvernement s’y consacre. A côté des producteurs, il faut qu’il y ait des intermédiaires, des exportateurs. Bref, il est ressorti du débat que: ou la Zlecaf sera une opportunité, parce qu’on se sera bien préparé; ou ça sera une menace, parce qu’on ne se sera pas préparé.
L’initiative de cette journée a été appréciée par les participants qui ont demandé à ce qu’elle soit multipliée pour permettre aux opérateurs économiques de s’approprier les mécanismes permettant de tirer profit de l’Agoa et de la Zlecaf. Les participants sont tombés d’accord pour repenser le model de financement de l’économie congolaise. Il faut trouver des mécanismes pour financer la productivité.
Des doléances ont été enregistrées: on a déploré le comportement des tenanciers des grandes surfaces de vente qui n’acceptent que cinq produits locaux sur leurs rayons, les operateurs économiques demandent l’implication du gouvernement pour résoudre cette question, parce que, disent-ils, il faut qu’une solution soit trouvée.
La journée d’information sur l’Agoa et la Zlecaf a montré que les opérateurs économiques ont beaucoup de problèmes qu’ils comptent soumettre au gouvernement: les problèmes de la qualité des produits, de certification et de règlementation, de taxes élevées, etc. Une autre journée d’échanges est sollicitée, a lâché un opérateur économique venu de Pointe-Noire. Bref, c’était un rendez-vous de dialogue authentique, tel qu’on le souhaite entre gouvernants, cadres de l’administration publique, partenaires internationaux, experts et opérateurs économiques, pour améliorer le climat des affaires dans le pays et booster ainsi l’exportation des produits «made in Congo», afin de diversifier l’économie nationale et créer des emplois.
Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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