Nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu ne comprennent pas que 63 ans après l’indépendance de notre cher et beau pays, le Congo, nous n’ayons pas pu poursuivre les progrès que les colons d’une part et les politiciens de l’après-indépendance d’autre part nous vantaient et nous ont légués. La poste, la sécurité publique, l’école, le chemin de fer, la régularité des salaires, des pensions de retraité, des bourses d’études, la lumière électrique censée supprimer la nuit, la santé avec la disparition ou le recul des grandes endémies telles que la rougeole, le paludisme, etc.
60 ans après l’indépendance, tout n’est plus que recul: il faut de l’argent dans les hôpitaux pour se faire soigner; la plupart des centres de santé intégrés manquent de tout; la poste n’existe plus; l’école est minée par des maux dont les états généraux ont fait un diagnostic dramatique; les gares du chemin de fer ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes depuis les conflits armés des années 90, particulièrement dans le Pool; nos quartiers ne sont plus sûrs avec les bébés noirs qui attaquent les paisibles citoyens à la machette, comme le directeur général de l’Hôpital de base de Talangaï en a été effroyablement victime avec sa famille et bien d’autres citoyens dont des agents de l’ordre; l’électricité qui est tout le temps coupée même dans les centres-villes de Brazzaville et Pointe-Noire; on ne parle plus de l’eau courante qu’en termes de pénuries; le transport en commun propose maintenant des tarifs fantaisistes et exorbitants; la pauvreté gagne du terrain; les grandes maladies telles que le paludisme et les A.v.c (Accidents vasculaires cérébraux) reviennent en force; les accidents des bus de l’Océan du Nord ne cessent de faire des victimes; le taux de mortalité monte en flèche; le pays est hyper-endetté partout; il y a beaucoup de partis politiques mais la plupart se battent pour être plus proches de la mangeoire; la justice travaille pour les plus offrants au point que les huissiers n’hésitent à pas à bloquer les comptes bancaires des entreprises comme moyen de pression afin de gagner de l’argent; quand on construit de belles routes on y multiplie les péages et les commerçants transporteurs ne cherchent qu’à les contourner, etc.
Pour montrer qu’il y a des progrès, on nous vante les deux tours jumelles de Mpila, y distribue-t-on la soupe populaire, pour que le bas-peuple y trouve au moins de quoi soulager le ventre? Bref, vivre au Congo, pour le Congolais moyen, devient de plus en plus un véritable parcours du combattant. Les difficultés quotidiennes accablent de plus en plus de Congolais. Même quand le salaire tombe, au bout d’une ou deux semaines, il n’y a plus rien. Il faut se débrouiller pour vivre le reste du temps. Et pourtant, il suffit de quelques décisions pour que les conditions de vie du peuple s’améliorent. De quelques décisions fortes et non de discours ou de promesses.
Mais, quand, dans un pays, le Président de la République est obligé de descendre de son piédestal pour s’attaquer aux comportements déviants des policiers de la circulation routière ou des huissiers de justice, c’est comme s’il n’avait plus de gouvernement et d’administration publique, pour lutter contre ces déviances. Donc, ses ministres, ses conseillers, ses directeurs généraux, ses officiers commandants ne voient pas ça? On a l’impression d’un constat d’impuissance, c’est le drame de notre situation aujourd’hui! Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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