Musique

Désormais installé à Paris, Cedro La Loi lance le single «Nzéla ya ebendé»

Après sa participation comme l’un des célèbres interprètes de la chanson «Wilky», Cedro La Loi, désormais installé à Paris, en France, revient en force dans un nouveau single, «Nzéla ya ebendé». De son vrai nom Nolhy Cedrick Ndoudi Yimbou, il fait de nouveau parler de lui. Cette fois-ci, dans un titre de portée historique, «Nzéla ya ebendé», après en avoir largué d’autres comme «Tia Mopépé», «Papa Gigolo», «Ma Debo», «Jardin d’Eden», passés un peu inaperçus, hélas!

Vers le milieu de la décennie 2010, au Congo, Cedro La Loi et ses amis, Courageux-le-Fort, Obama et Douze Mémoires, sous la direction de Lionel Bas, s’étaient illustrés dans une belle épopée musicale, «Le Clan Nuit-à-Nuit», groupe aux sonorités traditionnelles kongo, très populaire notamment dans les quartiers Sud de Brazzaville. Ensemble, sur les traces de leurs ainés, «Les Très Fâchés Muyirika», dont ils étaient très proches rythmiquement, ils écriront l’une des plus belles pages de leur carrière musicale. D’ailleurs, encore aujourd’hui, leurs titres comme «Kolo kingo», «Position de toilette», «Wilky», continuent de faire tabac dans les fêtes et boites de nuit.
Cedro La Loi
Dans «Nzéla ya ebendé» (Chemin de fer, en français), Cedro La Loi revisite, à sa façon, l’histoire du Chemin de fer Congo-Océan (C.f.c.o), dans ses ombres et lumières. Histoire douloureuse, entachée de drames humains et écologiques, que l’artiste se permet de rappeler à son public, au fil de la chanson, dans ce qui apparaît comme un cours de géographie économique. Cedro La Loi y égrenant les symboles agricoles de chacune des principales gares, à la criée: par-ici, «kwanga éh éh» (maniocs); par-là «mbala éh éh» (patates); Plus loin «Mankondi éh éh» (bananes), rappelant de beaux souvenirs à celles et ceux qui ont connu ce chemin.
Calqué sur les intérêts européens, comme on le sait, ce chemin de fer, telle une symphonie inachevée, ne couvre malheureusement que la partie méridionale du pays. De quoi heurter la sensibilité patriotique du Rambo de la musique (l’autre pseudonyme de l’artiste), qui s’empresse d’appeler de ses vœux, à la couverture de la partie septentrionale -certainement- dans un dessein de brassage des populations.
Bonne fusion de rythmes frais, mi-folk kongo, mi-coupé-décalé, «Nzéla ya ebendé» est un concentré de «vibes» enflammés, dans lesquels Cedro La Loi, pour la première fois, sorti de sa zone de confort, sert aux mélomanes, la crème de son talent. L’enjeu, pour l’artiste, étant, semble-t-il, de conquérir de nouveaux publics, autour de thématiques et sonorités différentes, loin de son socle un peu «ghettoïsant» sur les bords, disons-le franchement.
L’artiste Cedro La Loi
Le single et son clip sortent, au plus tôt, courant septembre 2025, sur les plateformes légales de téléchargement, sous le label «I.b.n Music France». Entretemps, celui-ci est disponible, dans sa forme «teaser», sur les comptes Facebook, Tiktok, Instagram, Youtube de l’artiste, où ses statistiques cartonnent déjà, grâce à un «challenge» puissamment viral. Chapeau bas aux arrangeurs Murphy Synthé et Déo Synthé, dont l’expertise a été déterminante à la réussite de ce projet artistique!
Guy Francis TSIEHELA
Chroniqueur musical
(Paris, France).

Le clip Tia mopepe de Cedro La Loi

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