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Musique : Kevin Mbouandé et sa Patrouille des stars étaient en concert à Villiers-le-Bel

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Le Métatron Kévin Mbouandé (en noir) et Patrouille des stars, en balieue de Paris

Comme promis lors d’une conférence de presse en août dernier, à Brazzaville, le Métatron Kévin Mbouandé et son orchestre, Patrouille des stars, se sont produits vendredi 1er décembre 2023, à Villiers-le-Bel, une banlieue parisienne, avec le soutien de l’Association mwinda développement et son partenaire, Ugain Kaya Mikala, et le sponsoring du «Café du chef». Hormis Extra-Musica, les orchestres congolais de Brazzaville se produisent très rarement en Europe. C’est à juste titre que ce concert de Patrouille des stars, largement médiatisé via les réseaux sociaux, a pris l’allure d’un grand évènement culturel, alors que c’est déjà l’hiver en France.

En dépit de quelques manquements qui seront évoqués plus loin, le concert du Metatron Kévin Mbouandé et son orchestre, Patrouille des stars, a tenu ses promesses, du double point de vue de la musique et du spectacle, même s’il a commencé avec beaucoup de retard, aux environs de minuit. En levée de rideau, l’honneur é échu à Gilles Bagues, alias Elamussa Plan, talentueux musicien congolais de la diaspora, d’ouvrir le bal par un playback torride.
S’en est suivie la prestation de Patrouille des stars, himself, qui, dès l’entame, a ouvert le feu. C’est dans l’ordre des choses, pour ce groupe musical qui revendique être une école de chant de guerre. Visiblement acquis à sa cause, le public était tout en liesse. Toute la soirée a vibré aux rythmes d’une l’alternance entre rumba et sébène, autrement dit «chauffé», savamment dosés, sur fond de chorégraphie spectaculaire. L’ambiance était à son paroxysme, lorsqu’est entonnée la chanson culte «Tonton partout, partout». L’adrénaline atteindra son pic avec l’entrée sur scène de la guest star, le musicien 12 mémoires, venu droit du Congo. Il est précédé un peu plus tôt de D.j Sergino, un autre musicien de la diaspora, au répertoire très populaire.
Avouons-le, le casting était plutôt bien pensé de la part des organisateurs, de réunir ainsi des musiciens à rayonnements géographiques complémentaires. Les uns draînant les mélomanes de la partie Nord de Brazzaville, s’agissant de Patrouille des stars et les autres, D.j 12 Mémoires et D.j Sergino, plutôt ceux de la partie Sud. Certes, un peu caricatural, ce raisonnement correspond aux faits. Et c’est toute la magie de la culture, d’unir la Nation, dans l’élan de la passion musicale.
Le concert était malheureusement jalonné de quelques fausses notes, pourtant évitables. Pêle-mêle, on a décrié le retard, ce serpent de mer qui ravale le pauvre public en poireau de service. Alors que celui-ci mériterait d’être traité avec tous les égards possibles.
Ensuite, la salle choisie semblait davantage correspondre à une salle de fête que de spectacle. Mal insonorisés, les murs renvoyaient permanemment un désagréable écho, qui altérait la qualité du son. Mais, le plus grave dans l’histoire, c’est le manque de fluidité dans le déroulé. De multiples temps morts intempestifs ont été constatés entre les séquences, donnant l’impression d’une séance de répétition! Non, Messieurs les musiciens, aux Parisiens rompus aux concerts de renom, on ne sert pas pareille prestation. Pas plus qu’aux publics du Congo d’ailleurs! Bref, si le concert est plutôt réussi, de l’avis général, il était largement perfectible.

Guy Francis TSIEHELA
Chroniqueur musical
(Paris, France)

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