Musique
Voyage dans l’univers de Lionel Obama,
le tigre du coupé-décalé congolais
Le public connaît souvent les chansons, rarement leurs auteurs. Le musicien congolais Lionel Obama, dit «Le Tigre», dont les œuvres bercent, pourtant, notre quotidien, n’échappe pas à la règle. Ainsi, à l’aube de l’année 2026, que l’artiste a annoncé riche en projets sur les réseaux sociaux, il nous a paru bon de rendre justice à ce musicien, si proche, si loin!
Né le 18 septembre 1988, à Brazzaville, électricien-auto de formation, Lionel Obama est passionné de musique, depuis sa plus tendre enfance. Mais, jamais l’idée d’en faire sa profession n’avait effleuré son esprit. En 2012, c’est par hasard qu’à l’âge de 24 ans, son destin bascule. Il vient de croiser la route de Lionel Bas, le président-manager du clan «Nuit-à-Nuit», groupe de musique urbaine, alors très en vogue à Brazzaville, surtout dans les quartiers Sud. Avec lui et d’autres musiciens comme Courageux-le-fort, Cedro-la-loi et Douze mémoires, ils écriront l’une des plus belles épopées de la musique congolaise.
Les premières armes musicales
Durant les années 2012-2013, le clan «Nuit-à-Nuit» a subi une avarie. Deux de ses musiciens, Féfé Baclair et Dangwé-ba-nuances quittent le navire. En manager diligent, Lionel Bas s’empresse de combler le vide. Il recrute Obama (ainsi surnommé pour ses gouts américains). Bonne pioche! Comme une clef dans la serrure, l’artiste «matche»! Belle voix, créatif, divertissant, de surcroit élégant. Surnommé «Le Tigre» pour ses envolées lyriques, son talent se révèle dans l’E.p «Tia ba lia», publié en 2014. Mais, c’est surtout en 2016, dans le single «Wilki», leur meilleur succès, qu’Obama se trouve au sommet de son art. Une véritable prouesse pour ce natif de Ouenzé, davantage formaté à la rumba qu’aux «dingueries» des musiques urbaines. Un véritable amphibie, ce tigre, à la fois prédateur des savanes et des eaux.









