L’O2c.d (Observatoire congolais des droits des consommateurs) a organisé, le jeudi 27 novembre 2025, au siège de la Capped à Brazzaville, sous le patronage de son président, René Ngouala, un atelier de vulgarisation du projet de charte du patient et des usagers des services de santé.
Selon M. Fanol, chargé des relations avec les Comités de santé au sein de l’O2c.d, la charte du patient et des usagers des services de santé est un projet déposé auprès du Ministère de la santé et de la population, depuis décembre 2024, pour le transformer en un document officiel. En attendant, l’association pense qu’il est temps de faire la promotion de ce document à venir.
Pour René Ngouala, cet outil est comme une «église au milieu du village», entre le professionnel de santé d’un côté et l’usager de l’autre. «Il s’agit à travers cet atelier, de prendre la mesure de la qualité de ce document. Cela se passe presque comme ça sous d’autres cieux. Ce serait une bonne chose, pour nous également, de nous arrimer à la modernité», a-t-il déclaré.
La charte est composée de 17 articles et subdivisée en trois chapitres: les dispositions générales; les droits et devoirs du patient et autres usagers des services de santé. Il est connu qu’au Congo, les droits des patients sont garantis par la Constitution du 25 octobre 2015. La charte du patient découle aussi de la loi de mai 1988 instituant un code de déontologie des professionnels de la santé et des affaires sociales.
L’article premier de cette charte stipule que «le patient a droit au libre choix de son médecin traitant évoluant dans le secteur public ou privé, sous réserve de la disponibilité du médecin. Toutefois, ce libre choix peut être limité par la nature de la couverture d’assurance maladie universelle (Camu)».
S’agissant des devoirs du patient, l’article 15 précise que «le patient, pendant son séjour en milieu hospitalier, a le devoir entre autres de s’informer sur le règlement intérieur, respecter les heures autorisées dans le service, respecter le personnel de la formation sanitaire, respecter la durée du traitement des médicaments prescrits et leur posologie, etc».
L’atelier a permis aux participants, une vingtaine au total et majoritairement venu du monde de la santé, de s’approprier la charte qui, une fois signée, va guider les malades dans les centres de santé pour une bonne prise en charge sanitaire.
Le Dr Pérès Malia, exerçant à l’Hôpital de référence de Talangaï pense que la charte du patient ou du malade est un document très important qui définit la conduite du malade dans les services hospitaliers. Mais, cette charte n’influence en aucun cas le fonctionnement des services sanitaires, mais elle est un élément complémentaire pour la bonne tenue des structures sanitaires.
Urbain NZABANI








