6ème congrès ordinaire du P.c.t

Pierre Moussa reconduit comme secrétaire général, pour un deuxième mandat !

La nouvelle est tombée tôt dans la matinée du jeudi 1er janvier 2026, pendant la prolongation des travaux du 6ème congrès ordinaire du P.c.t (Parti congolais du travail), aux Jardins Ben’tsi, à Brazzaville. Pierre Moussa est reconduit comme secrétaire général, pour un nouveau mandat de cinq ans s’achevant le 31 décembre 2030. Sa reconduction a mis ainsi un terme au suspense qui a caractérisé la question du renouvellement des instances dirigeantes du parti. Convoqués pour une prolongation des travaux le mercredi 31 décembre à partir de 14h, puisque le congrès était censé être clôturé le mardi 30 décembre, les congressistes et les délégués des partis alliés et autres ont dû passer une veillée d’armes, dans la nuit du mercredi à jeudi, privés du réveillon de la Saint-Sylvestre, pour attendre le point concernant «la mise en place des nouvelles instances du parti» et la clôture du congrès.

A 84 ans révolus, Pierre Moussa a décroché un deuxième mandat comme secrétaire général du Parti congolais du travail. Son bilan, son ouverture d’esprit et son calme à la direction du parti ont probablement milité en sa faveur. Mais, étant parmi les fidèles compagnons du Président Denis Sassou-Nguesso, sous l’ombre de qui il a fait sa carrière politique, la surprise aurait été grande de le voir être écarté juste après un mandat.
C’est en 1978 que Pierre Moussa démarre sa carrière politico-administrative, quand il est nommé secrétaire d’Etat au plan. Avec l’accession de Denis Sassou-Nguesso au pouvoir, à travers le mouvement du 5 février 1979, une révolution de palais ayant renversé le C.m.p (Comité militaire du part), Pierre Moussa entre au gouvernement comme ministre du plan. Lors du 3ème congrès du P.c.t qui se tient en mars 1979, il est nommé au Comité central. En 1986, il intègre le secrétariat permanent comme secrétaire au plan et à l’économie.
Pierre Moussa, secrétaire général du P.c.t, pour un deuxième mandat
A partir d’août 1987, il prend le portefeuille des finances au niveau du gouvernement et devient ministre du plan et des finances. Son ascension au niveau du parti se poursuit et en 1989, il entre au Bureau politique. Dans le gouvernement, il est bombardé ministre d’État, ministre de l’économie et du plan, mais il perd le portefeuille des finances. Resté fidèle au Président Sassou-Nguesso, il connaît la traversée du désert sous le régime du Président Pascal Lissouba (1992-1997).
A l’issue de la guerre civile de juin-octobre 1997, il est dans le gouvernement de transition que le Président Sassou-Nguesso met en place le 2 novembre 1997, comme ministre de l’aménagement du territoire et du développement régional. Aux élections législatives de 2002, il est élu, dès le premier tour, à 54,53% des voix, dans la première circonscription d’Owando, son fief natal. Il est d’ailleurs réélu en 2007, avec 99,94% des voix. Etant au gouvernement, c’est son suppléant qui siège à l’assemblée nationale. Quant à lui, il est nommé ministre du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration économique. En janvier 2005, il est promu ministre d’Etat, ministre du plan, de l’aménagement du territoire, de l’intégration économique et du Nepad.
En mars 2012, le Président Sassou-Nguesso l’envoie à la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) dont le siège est à Bangui, en Centrafrique, comme président de la commission, en remplacement du Camerounais Antoine Ntsimi, qui avait eu des démêlées avec le Président centrafricain d’alors, François Bozize. En février 2017, après avoir épuisé son mandat de cinq ans à la présidence de la Cemac, il est remplacé par l’ancien Premier ministre gabonais, Daniel Ona Ondo, suivant le principe de la rotation des pays à la présidence de la commission. Pierre Moussa regagne Brazzaville.
Comme Denis Sassou-Nguesso n’oublie jamais ses fidèles compagnons, tant qu’ils peuvent servir, Pierre Moussa retrouve les devants de la scène nationale, en tant que secrétaire général du P.c.t, à l’issue du 5ème congrès ordinaire, en décembre 2019, à la surprise générale, succédant ainsi à Pierre Ngolo qui y avait passé 8 ans. Déjà à l’époque, les clans se livraient une grande rivalité au sein du parti, pour prendre le contrôle de ce poste stratégique. Le scénario s’est reproduit cette année. D’où le flottement qui a affecté la fin du congrès, avec une prolongation des travaux jusqu’au jeudi 1er janvier 2026. Reste maintenant au secrétaire général Moussa d’œuvrer rapidement à la consolidation de l’unité et de la cohésion au sein de son parti et de renforcer sa coopération avec les alliés, pour réussir le premier test de son second mandat, celui de faire réélire le candidat de la majorité.
Jean-Clotaire DIATOU

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