Sous la direction de son président, Gervais Bouiti-Viaudo, conseiller spécial du Premier ministre, chargé de la gouvernance, du dialogue économique et de lutte contre la corruption, le Copil (Comité de pilotage) du Pagir (Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes, pour un fonctionnement durable des services) a tenu, jeudi 6 mars 2025, à Brazzaville, sa deuxième réunion ordinaire au cours de laquelle il a adopté son budget exercice 2025, fixé à 3 milliards 330 millions 655 mille francs Cfa, en nette augmentation par rapport à celui de 2024 qui était de 2 milliards 863 millions 447 mille francs Cfa.
Le défi de la deuxième session du Copil était d’adopter les activités réalisables durant l’exercice 2025, pour l’atteinte des indicateurs de décaissement, car 2024 s’est caractérisé par un très faible niveau de décaissement des fonds. «Ces documents constituent la pierre angulaire de notre fonctionnement. Ce programme ne peut réussir sans une gouvernance solide, inclusive et orientée vers les résultats. Le Premier ministre et l’ensemble de son gouvernement, à travers les ministres sectoriels et responsables des institutions membres du Comité de pilotage du Pagir attachent beaucoup d’importance aux conclusions de nos délibérations qui cadrent avec la bataille de la bonne gouvernance, notamment dans le réalisme et la maîtrise du budget, le commandement de chacun à prendre la mesure de ses actes de gestion, la gestion axée sur les résultats comme nouveau mode de gestion, la capacité à répondre aux besoins de la population», a dit Gervais Bouiti-Viaudo, pour encourager les membres à enrichir et valider les documents de gouvernance du Pagir.
Evaluant la gestion passée, les membres ont constaté le faible taux de réalisation des activités du plan de travail et du budget exercice 2024, évalué à 4%. La faible exécution des activités s’explique par la lenteur dans le lancement officiel du projet intervenu en fin mars 2024, alors que sa période de validité court depuis le 1er novembre 2023. La session inaugurale du Copil, qui avait validé le plan de travail, s’était tenue en avril 2024. Le programme a connu plusieurs difficultés, dont entre autres, la suspension du portefeuille et l’impossibilité de faire la demande de retrait de fonds.
Après l’adoption du budget et du programme de travail de l’exercice 2025, le président du Copil a donné les orientations pour la mise en œuvre des activités prioritaires ainsi que la budgétisation par composante. Ainsi, plusieurs activités prioritaires ont été reconduites pour des résultats attendus en 2025, notamment la poursuite de la stabilisation du système d’information des impôts.
Mis en place pour une durée de quatre ans (2023-2027) et financé par la Banque mondiale à hauteur de 55 millions de dollars (soit environ 33 milliards 269 millions 522 mille francs Cfa), le Pagir est mis en œuvre par le Secrétariat permanent aux réformes des finances publiques. Ses activités visent à promouvoir un cadre consensuel et transparent pour la gouvernance des finances publiques de notre pays, avec pour but d’accroître l’efficacité de la mobilisation des ressources nationales et de la gestion des dépenses, avec un accent particulier sur les secteurs de la santé et de l’éducation. Il y a lieu d’espérer que cette année, par sa bonne gestion, le Pagir réussira à mobiliser l’essentiel de son budget et même mieux tout son budget. La gestion axée sur les résultats ne laisse pas de place au sentimentalisme; si les objectifs budgétaires ne sont pas réalisés, la question de la compétence des équipes mises en place risquera d’être soulevée.
Martin
BALOUATA-MALEKA








