En partenariat avec la F.a.o (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le parlement a organisé, du 23 au 25 avril 2025, un atelier sous-régional de formation sur le droit à l’alimentation et l’agriculture sensible à l’alimentation à l’endroit des membres du Réseau des Alliances parlementaires de l’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. On notait aussi la présence des membres du gouvernement concernés, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile.
Ouvrant les travaux de la session sous-régionale des parlementaires sur le droit à l’alimentation et l’agriculture sensible, Isidore Mvouba, président de l’assemblée nationale, président actif de l’Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, aindiqué que «notre sous-région est dotée d’importantes richesses et potentialités naturelles mais, elle est confrontée à de nombreux défis en matière d’alimentation et de sécurité alimentaire». Il estime que «le droit à une alimentation adéquate est un droit fondamental de l’homme inscrit sur le marbre des engagements internationaux de nos Etats au vu des constitutions en vigueur dans nos différents pays». Selon lui, «à ce jour, ce droit peine à être pleinement réalisé dans certains pays de notre sous-région, comme l’indiquent les données statistiques suivantes: 40% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique; plus de 10% de taux de malnutrition aiguë dans certains pays».
Concernant l’agriculture sensible à la nutrition, Isidore Mvouba considère que celle-ci «a vocation à favoriser les cultures de rentes et autres pour une production diversifiée. Elle est essentielle pour l’atteinte des Objectifs de développement durable, O.d.d en sigle, notamment l’éradication de la faim et l’atteinte de la santé pour tous. Mutatis Mutandis, l’agriculture sensible à la nutrition repose sur des piliers essentiels comme l’accès à la terre, la disponibilité des semences, les ressources génétiques, l’eau et j’en passe. Les pouvoirs publics ont fort à faire, pour faire de ce domaine un secteur de production, un vecteur de santé publique, de bien-être social et de résilience économique».
La cérémonie de clôture de cette session était présidée par Pierre Ngolo, président du sénat, président d’honneur de l’Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le vendredi 25 avril, en présence d’Isidore Mvouba. Les recommandations adoptées au cours de cette session visent à renforcer les politiques publiques et les pratiques en matière de droit à l’alimentation et d’agriculture sensible à la nutrition.
Urbain NZABANI








