L’église Notre-Dame des victoires de Ouenzé, dans le cinquième arrondissement de Brazzaville, a été le théâtre, samedi 5 avril 2025, d’une cérémonie émouvante et empreinte de recueillement, marquant le premier anniversaire du rappel à Dieu du prof Jean-Louis Nkoua, conseiller, chef de Département santé, population et nutrition du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso. La messe, présidée par Mgr Urbain Ngassongo, évêque du Diocèse de Gamboma et vice-président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo), a réuni de nombreuses personnalités civiles, militaires et administratives ainsi que les proches, amis et collègues de l’illustre disparu. Chacun est venu témoigner de son profond respect et de sa gratitude pour cet homme, dont l’héritage continue de résonner au-delà de sa disparition.
Dans une atmosphère de recueillement et de prière, Mgr Urbain Ngassongo, par ses paroles sages et sa présence spirituelle, a rendu hommage à un homme dont l’influence intellectuelle et humaine est restée inaltérée. Ce fut un moment où, au-delà de la douleur de la perte, l’on a célébré la vie exceptionnelle du prof Nkoua, sa contribution à la société, à la pensée et à la foi. Son souvenir demeure vivant dans les actions qu’il a inspirées et dans l’amour qu’il a su partager avec ceux qui l’ont côtoyé.
Dans son homélie, l’abbé Don Destin Mouéné Ndzorombé a aussi rendu un hommage vibrant à l’engagement spirituel du prof Jean-Louis Nkoua, en rappelant les paroles de Saint-Augustin: «Chanter bien, c’est prier deux fois». Une citation qui prenait tout son sens, étant donné le rôle primordial qu’il avait joué en tant que choriste et responsable de la deuxième voix de la chorale Père Paul Ondia, dont il fut également l’un des fondateurs. Le lien entre sa voix et sa vie -entre l’instrument qu’il utilisait et l’harmonie de son existence- a été souligné comme un reflet de son sens du travail bien fait, de sa discipline et de son engagement profond envers Dieu.
L’abbé Don Destin a également cité le Psaume 147, qui évoque l’action de grâce adressée à Dieu: «Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce, jouez pour notre Dieu sur la cithare… Le Seigneur s’intéresse à ceux qui le craignent, à ceux qui espèrent en sa fidélité». Cette référence biblique, qui exprime à la fois la joie de rendre grâce et l’humilité de se soumettre à la volonté divine, a parfaitement résumé l’esprit de la cérémonie. Comme le psalmiste, le prof Nkoua avait su allier sa foi profonde et son engagement intellectuel, élevant ainsi son existence à une forme de louange.
L’homélie s’est conclue sur une note d’espérance et de consolation. «Papa Jean-Louis a écouté la parole de Dieu et a essayé de la vivre, malgré la faiblesse inhérente à tout être humain. C’est grâce à cette parole que nous pouvons être assurés qu’il est passé de la mort à la vie». L’abbé Destin a ainsi rappelé aux présents que, bien que la douleur de la perte soit toujours vive, la foi chrétienne nous donne la certitude que la vie ne s’arrête pas avec la mort. Elle se transforme, s’élève et ouvre les portes du paradis à ceux qui, comme Jean-Louis, ont suivi le chemin de la vérité et de l’amour.
Il y a un an, en ce même jour du 5 avril 2024, la disparition subite du prof Nkoua avait plongé la Nation et plus particulièrement le personnel de la Primature, dans un deuil profond. La douleur de cette perte reste encore présente dans les cœurs de tous ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés, mais l’héritage qu’il a laissé est toujours vivant, vibrant dans les mémoires. Son parcours remarquable, son souci de l’excellence, sa bienveillance et son humilité continuent d’inspirer et de guider ceux qui poursuivent son œuvre.
Le rassemblement du 5 avril 2025 n’a donc pas seulement été un hommage à l’homme, mais aussi une affirmation de l’éternité de son impact. Car au-delà de l’ombre de la perte, c’est la lumière de son héritage -un héritage fait de savoir, de valeurs humaines, de foi et de solidarité- qui continue de briller dans les vies de ceux qu’il a touchés. Ainsi, par cette cérémonie, tous se sont unis pour célébrer non seulement un souvenir, mais aussi l’espérance chrétienne, qui nous invite à croire que, même dans la séparation, le prof Nkoua est toujours présent, vivant dans la lumière de Dieu.
Colonel Quentin PENA
Chargé de missions du Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Département santé, population et nutrition








