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Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga, président du C.c.e.c : Pour un collectif budgétaire, afin de réussir l’année de la jeunesse

Invité du journal dominical de Radio-Congo, dimanche 21 janvier 2024, présenté par notre confrère, Grévy Joël Okemba, le président du C.c.e.c (Congrès des chefs d’entreprises du Congo), un syndicat patronal, Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga a répondu à des préoccupations relatives à l’année 2024, dédiée à la jeunesse congolaise par le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, et au paiement de la dette intérieure commerciale de l’Etat. Tout en dénonçant la corruption qui gangrène les administrations congolaises, suggérant au gouvernement de sanctionner, il a plaidé pour l’adoption d’un collectif budgétaire, afin de réussir l’année de la jeunesse.

Pour Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga, l’effectivité de l’année de la jeunesse décrétée par le Président de la République passe, entre autres, par l’adoption d’un collectif budgétaire de la loi de finances exercice 2024. «Il faut donc revoir, au niveau du budget, inscrire une ligne pour accompagner les jeunes. Parce que l’on ne peut pas parler comme ça de la jeunesse, sans qu’il y ait une volonté du gouvernement. Or, la volonté du gouvernement s’exprime à travers le budget. C’est ce que nous attendons. Deuxième chose, il faut que le gouvernement, dans le cadre de cette inscription budgétaire, mette en place un fonds pour accompagner les porteurs de projets. Et une fois qu’on a ce fonds, il faut songer également à la formation des jeunes aux métiers, afin qu’ils travaillent rapidement. Parce qu’aujourd’hui, le taux de chômage est très élevé. Donc, il faille que le gouvernement travaille d’arrache-pied avec le secteur privé», a-t-il déclaré.
Pour Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga, la décision du Président de la République de dédier l’an 2024 à la jeunesse concerne l’ensemble des opérateurs économiques. Car, rassure-t-il, «c’est nous qui sommes les créateurs de richesses, donc capables de donner du travail aux jeunes». C’est ainsi qu’il souhaite que le Chef de l’Etat mette l’accent sur l’amélioration du climat des affaires dans le pays.
Concernant la dette intérieure commerciale de l’Etat, chiffrée officiellement à plus de 2.400 milliards de francs Cfa, le président du C.c.e.c pense que la promesse gouvernementale de remboursement cette année est insignifiante, parce que les opérateurs économiques continuent de tisser du mauvais coton. «Je dis sur 2.400 milliards de franc Cfa, 5 milliards, aujourd’hui, revus à la hausse à 11, je vous dis, ça ne représente rien du tout. C’est une goutte d’eau tombée dans la mer. C’est une équation très difficile à traiter, parce que les entreprises passent des moments très difficiles», a-t-il déploré.
A en croire Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga, le montant de la dette intérieure commerciale congolaise reste encore à déterminer. «La dette intérieure commerciale se chiffre à 2.400 milliards de francs Cfa. Mais au niveau des syndicats patronaux et de nos organisations patronales, nous pensons qu’elle peut aller au-delà, vu les audits qui ont eu lieu et tenant compte également des réclamations formulées par les entreprises. Donc, on peut vous dire que le chiffre de la dette intérieure commerciale congolaise n’est pas exact. Aujourd’hui, il est mis en place une commission chargée de dépoussiérer l’ensemble de la dette intérieure. Et c’est au sortir de cette séance de travail avec le cabinet d’audit que nous allons pouvoir savoir exactement quelle est la dette intérieure commerciale du Congo», a-t-il fait savoir.
Pour endiguer la corruption qui gangrène les services publics, Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga s’est prononcé pour la sanction. «Il faut commencer à sanctionner et mettre les gens en prison. Parce que la sanction peut aider les gens à se corriger», a-t-il déclaré.
Répondant à la question sur les opérateurs économiques véreux, le président du C.c.e.c a répliqué, sans hésiter, que même au sein des administrations publiques, on trouve des personnalités aux comportements déviants. «Oui, s’il y a des opérateurs économiques véreux, mais il faut aussi reconnaître qu’il y a des administrateurs véreux. Ce que l’on constate, c’est qu’aujourd’hui, toute la magouille se fait au niveau de l’administration publique. Au trésor, il y a un réseau mafieux qui nous prend 40 à 50% pour le paiement de nos dettes», a-t-il dénoncé.

Hervé EKIRONO

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