Le sport de maintien est une pratique régulière de l’activité physique. Il est aussi appelé sport santé ou activité physique adaptée. Il vise à améliorer ou à préserver la santé, le bien-être général et l’autonomie physique de soi. Pour ce faire, il obéit à une pratique règlementée par l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé), en tenant compte des dimensions physique, psychologique et sociale, pour produire les effets escomptés, notamment prévenir les maladies non-transmissibles telles que l’accident vasculaire, le cancer du colon et du sein, le diabète de type 2, l’hypertension, etc, ou évacuer le stress. La bonne pratique de ce sport est d’une importance tellement cruciale qu’elle impacte directement sur la santé et le bien-être général.

Au regard de l’engouement que suscite le sport de maintien dans les grandes villes de chez nous, il est plus que temps que les pouvoirs publics s’impliquent. Les déviations constatées autour de cette pratique encore jeune devraient être endiguées, pour qu’elles ne s’enracinent pas. En raison des conséquences néfastes qu’elles pourraient avoir sur l’espérance de vie. A travers ce plaidoyer, nous voulons explorer le lien entre le sport et la santé, sans risquer de tomber dans les défis structurels de la pratique du sport de maintien au Congo.

Contexte de la pratique du sport de maintien

Guy-Patrick Ntsiba

En effet, les gens ont tendance à lier actuellement la pratique de l’activité physique, quelle qu’elle soit, et la consommation abusive d’alcool. Ce phénomène est constaté aussi bien après une marche sportive, une rencontre de ndzango qu’après un match de football vétéran dit Ewawa où il est très accentué. Ainsi, boire de l’alcool après le sport est un phénomène qui tend à se généraliser, au point de toucher la majorité de la population sportive. Conséquence, les supposés sportifs provoquent la dégradation de leurs conditions sanitaires, sans vraiment le savoir. Ce qui est plus grave est que cette tendance popularisée est pratiquée au su et au vu des pouvoirs publics.
Cet état des lieux partiel renseigne, en partie, sur le taux de décès brusques d’une catégorie de personnes. Les statistiques de l’O.m.s, en 2020, décrivent que les maladies cardio et cérébrovasculaires étaient la première cause d’hospitalisation et de mortalité en Afrique subsaharienne. Au Congo, les statistiques du Service de neurologie du C.h.u (Centre hospitalier universitaire de Brazzaville), en 2015, présentent un taux de létalité de 26%, en majorité des personnes relativement jeunes (entre 16 et 54 ans), soit 1,37% d’hommes. Il ressort que 32 à 43% de Congolais sont hypertendus. Nombreux parmi eux ne sont pas suivis. Dès lors, les effets induits de l’alcool sur leurs organismes en fait des cibles potentielles de ces maladies, malgré leur pratique non-encadrée du sport. Ce qui plus est, certains clubs s’illustrent en bonté, en octroyant une quasi-palette de bière aux clubs reçus, à l’issue d’un match de football vétéran.

Impacts sur l’avenir

Si le phénomène de la consommation de l’alcool après le sport n’est pas corrigé, elle accélèrera les taux de morbidité et de mortalité dans les couches sociales des jeunes et des personnes âgées. Sans politique publique pour endiguer ce phénomène, le Congo verra une bonne partie de ses ressources humaines s’en aller trop tôt, ce qui accentuera le déséquilibre démographique et qui, au demeurant, impactera sur le développement économique et social du pays.
A l’allure où la tendance est vouée à la consommation abusive d’alcool après le sport d’une part, et l’absence d’une politique publique encadrant le sport de maintien d’autre part, il est prévisible de se faire des remords dans quelques années. Car, les vraies valeurs du sport sont bafouées, sans aucune réaction des pouvoirs publics.

Guy-Patrick NTSIBA
Ancien élève de l’Enam

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