Département de Pointe-Noire

Les syndicalistes souhaitent l’homologation des prix de transport en taxi-moto

Si l’activité des taxi-moto est réglementée au Congo-Brazzaville, dans le Département de Pointe-Noire, les tarifs ne sont pas encore homologués. Et c’est le vœu du syndicat des transports de la capitale économique. Il y a un an, le gouvernement, par l’entremise du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, décidait de mettre de l’ordre dans le secteur du transport public par taxi-moto. Ainsi qu’en fait foi le décret 2024-324 du 9 juillet 2024 réglementant l’activité de transport public de personnes par motocycle.

L’article 7 du décret de quatre pages énumère les conditions requises pour exercer le transport en public par taxi-moto. «Tout conducteur de motocycle utilisé pour l’exercice de l’activité de transport en public de passagers doit avoir 18 ans, être détenteur d’un permis de conduire de la catégorie A1, pour les tricycles, et de la catégorie A, pour les motocycles à deux roues, en cours de validité, être détenteur d’un certificat de capacité, pour le transport public de passagers, être détenteur d’un certificat médical délivré par un médecin agréé par la collectivité concernée, avoir un gilet fluorescent», peut-on lire dans la disposition.
Mais, quid des tarifs à Pointe-Noire? En effet, depuis la promulgation de cette loi, il n’existe pas de tarifs homologués par les autorités du Département de Pointe-Noire. Chacun y va de son tarif négocié avec le passager. Du Rond-Point Thystère au Marché central, certains conducteurs offrent leurs services contre un montant de 1.000 francs Cfa. D’autres exigent la somme de 1.500 francs Cfa.
Les taxi-motos pullulent à Pointe-Noire
Pour les syndicats de transporteurs, il revient aux pouvoirs publics de fixer les tarifs. «Ce n’est pas à nous, syndicat, de fixer les tarifs. C’est le rôle de l’État. Les délimitations d’itinéraires reviennent aux pouvoirs publics», explique Bienvenu Mabiala, secrétaire général de la Fésyptc (Fédération syndicale des professionnels de transport du Congo), affiliée à la C.s.t.c (Confédération syndicale des travailleurs du Congo). L’article 11 du décret explique: «Les collectivités locales ont la charge de prendre, en tant que de besoin, des textes spécifiques pour réglementer les matières relevant de leur compétence, en matière de transport par motocycle».
Bienvenu Mabiala, secrétaire général de la Fésyptc
Si dans plusieurs pays africains, le transport public par taxi-moto existe depuis des lustres, au Congo, l’activité n’a commencé que pendant le confinement, à partir de 2020. «Le taxi moto a débuté depuis le confinement du fait du coronavirus. Et nous avons lutté pour que l’État prenne en considération cette profession. Il y a donc eu un décret. Dès la sortie du décret, nous avons organisé le secteur au niveau national. Dans tous les départements de notre pays, nous avons réglementé ce secteur», affirme Bienvenu Mabiala.
Et petit-à-petit, l’activité a fini par devenir un des facteurs d’intégration socioéconomique de la jeunesse congolaise. «Il faut aussi souligner que le taxi-moto est en train de beaucoup aider les pouvoirs publics. Il n’y a pas longtemps, le Président de la République a parlé de l’année de la jeunesse. Et la jeunesse est en train de pratiquer ce métier. Grâce au taxi-moto, nous sommes en train d’occuper des jeunes désœuvrés. Parmi les conducteurs de taxi-moto, il y a beaucoup de diplômés sans emplois», renchérit le secrétaire général de la Fesyptc.
John NDINGA-NGOMA

Reportage

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