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Projet planet gold Congo : L’orpaillage, une menace pour l’environnement et la santé humaine

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Les enfants en pleine exploitation de l’or dans les conditions non conformes.

Le Projet planet gold apporte son appui au Congo, pour améliorer les conditions d’extraction de l’or. L’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or ou orpaillage constitue une source de revenus pour les artisans de ce secteur. Malheureusement, cette activité informelle devient une menace pour l’environnement et la santé humaine, à cause du non-respect des normes d’exploitation. La situation est plus alarmante avec les sociétés semi-industrielles utilisant des engins dévastateurs et le mercure pour extraire l’or du minerai.

Le Congo fait partie de la Convention de Minamata (une ville jajonaise) sur le mercure, qui vise la protection de la santé humaine et de l’environnement. Pour faire face à cette situation, le gouvernement, par le biais du ministère en charge de l’environnement, s’est engagé à mettre en œuvre le Projet planet gold Congo, lancé depuis octobre 2022 et démarré effectivement en février 2023.
La situation s’avère plus préoccupante sur les sites exploités par les sociétés semi-industrielles. Ces sociétés saccagent les forêts et utilisent sans cesse des produits chimiques, notamment le mercure pour extraire l’or, qui polluent l’environnement, particulièrement les cours d’eau. Le mercure est un produit chimique toxique présent dans la nature, l’air, l’eau et le sol. La dégradation de l’environnement se manifeste aussi par la déforestation, les éboulements et les érosions, etc.
Le mercure, on le trouve aussi dans de nombreux produits, comme l’amalgame dentaire, les batteries ou piles, les bijoux, les savons et les laits de beauté, ainsi que les combustions de charbon, les lampes fluorescentes, les peintures, les thermomètres, les tensiomètres, etc.
La production annuelle de l’or est estimée à plus de 500 kg par an, pour un effectif d’environ 5000 à 10.000 orpailleurs, de tous les sexes, mais en majorité des hommes.
Les orpailleurs sont répartis sur plus d’une centaine de sites dans toute l’étendue du territoire. Dans certains sites, il y a la présence des enfants qui ont abandonné l’école. Le constat montre que la plupart des orpailleurs ne sont pas organisés. Ils travaillent beaucoup plus individuellement, en famille ou en petits groupes éphémères de 5 à 7 personnes, avec des instruments rudimentaires, tels que la pioche, la pelle, la houe, la batée et dans quelques rares cas la motopompe. Les artisans de l’orpaillage souffrent de plusieurs maladies, à cela s’ajoute, sur le plan social, le manque d’hygiène.
Pour pallier à la précarité des conditions de travail et de vie des artisans miniers, le Projet planet gold tient à formaliser les activités d’orpaillage au Congo. Son appui consiste à organiser les artisans miniers en coopératives et en associations; de renforcer leurs capacités par la sensibilisation, la formation et la dotation en équipements appropriés; de prendre des mesures institutionnelles, techniques et réglementaires spécifiques; de les orienter à commercialiser leurs produits dans la légalité et mieux s’organiser pour gérer rationnellement les résultats de leur travail.
Cette initiative permettra d’une part, aux artisans miniers de travailler dans des conditions idoines, pour des meilleurs rendements de leur activité, avec moins de risques aussi bien sur l’environnement que sur la santé humaine et moins de pénibilité, en utilisant des techniques et méthodes d’extraction sans mercure, et d’autre part, aux pouvoirs publics, notamment le ministère en charge des mines, de maîtriser la population d’artisans miniers œuvrant sur le territoire national.
A noter que l’orpaillage au Congo remonte à l’époque coloniale, précisément dans les années 60, dans la contrée du Mayombe, notamment dans les localités de Les Sarah, Dimonika et Kakamoéka, dans le département du Kouilou, parallèlement à la construction du chemin de fer Congo océan (C.f.c.o). De nos jours, cette activité prend de l’ampleur dans certains départements du pays.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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