La dernière année du quinquennat présidentiel semble nous projeter, tôt, dans le rendez-vous électoral attendu au plus tard mars ou avril 2026. En ce début d’année 2025, les candidats potentiels ne nous laissent plus d’autre option. Ils nous entraînent dans un climat de compétition électorale, tout comme d’ailleurs les difficultés quotidiennes provoquées par la crise économique que subit le pays depuis près de dix ans pratiquement. Les coûts du transport en commun augmentent vertigineusement de façon anarchique, l’électricité et l’eau courante produisant toujours les mêmes effets de pénurie, alors que le carburant se fait toujours rare. La vie quotidienne est devenue un vrai parcours du combattant. Malgré le discours politique qui magnifie la capacité de résilience des populations, le sentiment général est à la lassitude et à l’espoir d’un renouveau que l’élection peut apporter. Le remaniement étant un disque rayé. Des leaders politiques s’annoncent comme candidats à l’élection présidentielle, d’autres soulèvent la pertinente question de l’introduction de la biométrie dans le processus électoral, alors que des associations voient de plus en plus le jour pour soutenir des candidats annoncés.
Dans ce sens, la sortie de l’Affiche Le Patriarche (voir page 7) est sans nul doute l’événement le plus marquant de cette semaine qui a levé tout doute sur la candidature de l’actuel Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, à sa propre succession, mettant ainsi un terme au débat sur l’éventualité d’un autre choix. C’est maintenant clair que Denis Sassou-Nguesso va rempiler en 2026 et les organisations de jeunesse qui le soutiennent se mettent déjà en ébullition pour cet objectif.
Le moins qu’on puisse dire sur cette question, c’est qu’à la majorité, les jeunes ont coupé l’herbe sous les pieds des aînés qui pensent que le moment n’est pas encore venu de se prononcer. Ces jeunes ne veulent pas laisser le terrain à une opposition très critique sur le bilan du gouvernement, au regard des difficultés actuelles vécues par les Congolais, pour en profiter en mettant en avant l’idée d’une alternance au sommet de l’Etat. Le match s’annonce dur, mais il ne faut pas oublier que tout ça, c’est la vie démocratique qui n’est pas un long fleuve tranquille: il y en a qui vont perdre; il y en a qui vont gagner, le Congo doit toujours aller de l’avant.
Pourtant, on est encore loin du rendez-vous électoral. Faut-il encore tenir devant l’opinion pendant tous ces mois qui nous séparent du scrutin présidentiel. Mais, dès aujourd’hui, la liste des candidats annoncés commence à s’allonger: Armand Mpourou, Melaine Destin Gavet Elongo, Denis Sassou-Nguesso. Comme quoi, l’élection présidentielle va de plus en plus occuper le débat politique national, alors que les questions d’organisation, particulièrement l’introduction de la biométrie, ne sont pas encore à l’ordre du jour de l’agenda du gouvernement. Malgré tout, le temps nous est compté.

L’HORIZON AFRICAIN

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