Apres trois mois d’absence, en raison du deuil relatif au décès de son épouse, le ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungala, a renoué avec «La quinzaine du gouvernement», la conférence de presse bi-mensuelle donnée à son cabinet, à Brazzaville, pour éclairer la lanterne de l’opinion sur les questions d’actualité, selon le point de vue du gouvernement. Ainsi, lundi 14 avril 2025, il était face aux journalistes qui, comme d’habitude, ont soulevé plusieurs sujets: les relations entre le Congo et la France; l’expulsion de Kémi Séba; l’affaire Audrey Lélo; l’état d’avancement des négociations entre le gouvernement et le collège syndicat de E²c; l’insalubrité dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire, etc.

Avant le démarrage de la conférence de presse, les journalistes, par la voix d’un confrère, lui ont présenté leurs condoléances. En effet, après son entrée dans la salle aménagée pour cette rencontre, dans une atmosphère lourde et un silence de tombe, Albert Mianzoukouta, doyen d’âge et directeur de La Semaine Africaine, a pris la parole en premier pour présenter, au nom de la corporation, les sincères condoléances au ministre, pour le deuil qui l’a frappé. Touché par ce geste, le ministre Moungala, arborant un nouveau look avec sa barbe, a remercié les professionnels de la plume et du micro pour cette marque de compassion.
Après ce moment plein d’émotion, la «messe» proprement dite a commencé, sans mot liminaire. Le ministre s’en est excusé et a directement ouvert le bal en donnant la parole aux journalistes, pour poser leurs questions. Sur les relations de coopération entre le Congo et la France, il a répondu que le Congo ne cédera pas face au terrorisme judiciaire d’un juge extrémiste de gauche français.
Concernant l’expulsion du panafricaniste Kémi Séba, le ministre Moungala l’a qualifié de «provocateur professionnel», avant de se lancer dans un long développement rappelant comment le fameux panafricaniste a été déchu de sa nationalité française. «Il a poussé la provocation jusqu’à brûler en public, son passeport français. Voilà l’individu que vous considérez apparemment comme responsable, dont on parle. C’est ça, cet individu. Il fait partie de ces Africains dont on se demande d’ailleurs, à part être un provocateur, on ne sait pas quelle est sa profession, quelles sont ses sources de revenus, on ne sait pas. Mais, il se balade, certainement dans les plus beaux hôtels du monde, en prenant des avions certainement en première classe, il semble être un Monsieur qui a du goût et il se promène comme ça à travers le monde, on ne sait pas trop par qui il serait financé et il passe son temps dans la provocation», a-t-il dit, avant de s’en prendre au fait que le panafricaniste voulait parler en mal du franc Cfa, ce qui constitue, aux yeux du ministre, un délit, le fait de critiquer une monnaie qui est en cours.
Selon lui, cette thématique pourrait déstabiliser le pays. Ce faisant, le ministre de la communication a justifié l’interdiction, par les services de sécurité, de la conférence que devrait animer Kémi Séba et sa reconduction à la frontière, par le débarcadère de Brazzaville, pour Kinshasa d’où il était venu. Au moment où nous mettons sous presse, c’est-à-dire le mercredi 16 avril, nous constatons que son intervention sur Kémi Séba suscite beaucoup de réactions dans les réseaux sociaux.
Au sujet de l’assainissement, le ministre Moungala a salué la création d’un département ministériel consacré à ce domaine, mais i a reconnu, pour lui, les problèmes de salubrité sont d’ordre mondial: plus les villes se développent, plus la pression démographique augmente, parfois de manière anarchique, rendant l’assainissement complexe. Des discussions sont en cours avec une nouvelle société qui devrait remplacer la société Averda, a-t-il fait savoir.
Concernant la situation de la société E2c, le ministre de la communication note une évolution notable, avec la mise en place, par le Premier ministre, d’une commission technique de 48 membres, qui recueille les propositions des acteurs. Si une réforme suscite autant de polémique, c’est qu’il y a problème, une différence de compréhension entre le gouvernement, les agents et l’opinion. La mise en œuvre des conclusions de cette commission garantira la réussite des reformes, a-t-il rassuré.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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