C’était le point sur lequel le sixième congrès du P.c.t (Parti congolais du travail), qui s’est tenu du samedi 27 décembre 2025, au jeudi 1er janvier 2026, dans le grand chapiteau des Jardins Ben’tsi, à Mpila, dans le cinquième arrondissement de Brazzaville, a failli achopper. Il s’agit du point sur la mise en place des nouvelles instances dirigeantes du parti, inscrit sur le programme du congrès dans la journée du mardi 30 décembre 2025, jour prévu pour la clôture du congrès.

Finalement, c’est le jeudi 1er janvier que les congressistes ont pris connaissance de la composition des nouvelles instances, notamment le Bureau politique (75 membres), le Comité central (775 membres contre 727 avant), le Secrétariat permanent (9 membres, en plus du secrétaire général), six commissions permanentes et la Commission nationale de contrôle et d’évaluation (7 membres). Si le secrétaire général, Pierre Moussa, a été reconduit, in extremis, le Secrétariat permanent et la Commission nationale de contrôle et d’évaluation ont connu un grand balayage. A noter au passage que le Président Denis Sassou-Nguesso a été élevé au rang de «Très grand camarade».
Concernant le renouvellement des instances dirigeantes, le suspense a duré du mardi 30 décembre 2025 au jeudi 1er janvier 2026. Les congressistes ont dû passer deux nuits de veillée d’armes, le mardi et le mercredi, pour attendre de connaître le nouveau patron (secrétaire général) de leur parti et la composition des instances dirigeantes. Ce point a constitué tout un congrès dans un congrès, tant les tractations et les pressions étaient fortes. Voulant toujours donner l’image d’un parti cohérent et uni autour de son leader, Denis Sassou-Nguesso, le Parti congolais du travail s’est pris au piège de son élite dont les ambitions sont parfois débordantes. Les promotions par cooptation, clientélisme et affinité ont montré leur limite.
Demander de savoir quels sont les critères pour devenir membres du Bureau politique ou du Comité central reviendrait à résoudre le problème géométrique de la quadrature du cercle. Ce ne sont pas les congressistes qui votent leurs dirigeants. Ils sont réduits à avaliser les choix opérés par le président du Comité central et les barons du parti. Il a fallu d’abord trancher la question du secrétaire général. Il se disait que Denis Christel Sassou-Nguesso était dans les starting blocks, pour occuper ce poste. Mais, nombre des barons du parti se sont opposés à sa nomination. Le président du Comité central a dû faire preuve de grande sagesse, en reconduisant Pierre Moussa, malgré son souhait d’être déchargé, pour raison de santé. Denis Sassou-Nguesso a ainsi sauvé l’unité de son parti qui était au bord de l’implosion.
Quant à la composition du Bureau politique et du Comité central, ce sont les pressions des barons du parti qui ont joué. Au point qu’il y a des cadres qui méritent d’y être et qui n’y sont pas et d’autres dont la présence dans ces organes suscite des interrogations curieuses, car leur cursus au sein du parti ne le reflèterait pas. On parle même de parachutage et de promotion familiale. Il y a beaucoup d’amertume, chez les cadres qui estiment être victimes des barons qui leur règlent les comptes.
Alors que le bilan du Secrétariat permanent a été présenté comme étant largement positif, le chambardement qu’il a connu est surprenant. A peine deux anciens membres ont été reprêchés, Pauline Issongo et Parfait Romuald Iloki. Tous les autres ont été balayés et cette instance a été réduite de 15 à 9 portefeuilles en dehors du secrétaire général. Mais, ce changement était imprévisible. Au finish, on peut dire que le P.c.t a réussi son congrès. C’est un grand succès pour un parti politique d’avoir réussi à opérer des changements, sans affecter sa cohésion et son unité, au-delà des ambitions qu’entretiennent ses cadres.

Jean-Clotaire DIATOU

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