Publié le 22 août 2025, par les Editions du Seuil, à Paris (France), le nouveau roman d’Alain Mabanckou revient sur les aventures de l’immigration congolaise dans l’hexagone. Au fait, l’auteur n’a pas un grand effort du burlesque que lui offre déjà la réalité de ces aventures mouvementées et renversantes. Au passage, en reprenant le terme Zamunda, il a fait un éloge au film américain «Un prince à New York», avec Eddy Murphy, un grand succès sorti en 1988 et qui avait repris le terme de Zamunda inventé par l’humouriste africain-américain, Richard Pryor.

Présentant son nouveau roman, sur sa page Facebook, Alain Mabanckou raconte: «Ramsès de Paris est comme une légende urbaine, c’est-à-dire qu’un Monsieur nommé Berado, prince de Zamunda, quitte le Congo et vient à Paris rejoindre son mentor, un autre Congolais et c’est à partir de là que les choses vont se gâter, puisqu’ils vont être dans des triangulaires amoureux. On va parcourir un peu tous ces quartiers d’exil, on va voir les communautés se rencontrer, se distendre, mais c’est surtout le moment fatal, lorsque Berado décide de sortir avec la femme de son mentor. Et dans notre communauté, il y a des règles qu’il ne faut pas fouler».
L’éditeur quant à lui signale que «le narrateur de ce roman, jeune écrivain en herbe qui se fait volontiers appeler Berado, prince de Zamunda, vit sous la coupe et dans l’ombre de son grand frère des faubourgs de Pointe-Noire, un certain Benoît, qu’il est venu rejoindre à Paris. Ce dernier, personnage fantasque, exerce sa verve dans le Quartier de Château Rouge. Tout n’est pas bien clair dans sa vie, sinon qu’il sait charmer, les dames en premier. Il accumule les aventures de tous ordres, jusqu’au jour où il s’engage avec Lilwenn, qu’il épouse bientôt. Au grand désarroi de maman Mushama, la tenancière du restaurant Manioc Pays. Tout est réuni pour une embrouille. Mais, les pistes se mélangent. Berado cherche à fausser les cartes, et pour imposer sa version des faits, il se rend chez Ramsès, le réceptionniste et barman du Salam Hôtel, dans le XIe arrondissement. Son récit commence, sans cesse interrompu, et bientôt il plonge dans un étrange flottement, entre rêve et réalité. Est-ce l’effet du thé qu’on lui sert? Dans ce roman à la fois drôle et sarcastique, Alain Mabanckou offre les Mille et Une Nuits de l’exil africain, dont les personnages hauts en couleur sont parfois des sortes de Pieds nickelés. On s’y attache, on rit. On en redemande».
Prix Renaudot en 2006, pour son roman «Mémoires de porc-épic», Grand-prix de littérature Henri Gal décerné par l’Académie française en 2012 et Prix littéraire Prince Pierre de Monaco, en 2013, pour l’ensemble de son œuvre, chevalier de la Légion d’honneur, Alain Mabanckou (59 ans) a vécu au Quartier Tié-Tié, à Pointe-Noire où il a décroché son baccalauréat en lettres, en 1986, au Lycée Karl Marx, avant de s’envoler en France, comme étudiant boursier, après deux ans d’études en droit à l’Université Marien Ngouabi. Comme quoi, le prince de Zamunda n’est pas d’une inspiration qui tient du hasard.

Jean-Clotaire DIATOU

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