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mardi 16 juillet 2024 | 12:13
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Rompre avec le supplice de Sisyphe

C’est parce qu’une société défie les Dieux qu’elle subit le supplice de Sisyphe. Celui-ci est l’allégorie du sens de l’absurde, de l’éternel recommencement de l’absurde, du travail inutile, du comportement absurde, de l’insouciance. Parce qu’ayant trahi Zeus, Sisyphe est condamné à pousser un rocher le long d’une montagne. Mais, lorsqu’il arrive au sommet, le rocher retombe et il doit recommencer, et ceci, pour l’éternité. C’est le supplice des sociétés qui ont trahi les Dieux, c’est-à-dire, celles qui manquent à leur devoir de vérité, celles qui désacralisent les valeurs humaines et les vertus, celles qui tournent le dos à la radicalité éthique, celles qui sacralisent les vices, celles qui sacrifient les intérêts du peuple, celles qui déshumanisent, celles qui rejettent l’intelligence des hommes pour l’intelligence des choses, celles qui privilégient le virtuel au détriment du réel. C’est la marque des sociétés qui désacralisent.
Toutes ces désacralisations induisent le mouvement brownien dans la gestion de la Cité, c’est-à-dire, des actions et pratiques irrégulières et désordonnées, avec des trajectoires erratiques. Il en est ainsi des choix politiques plus ou moins chaotiques, d’une administration vagabonde, d’une économie exsangue, des mœurs dissolus, des contraintes gérées mais qui refont surface, des enrichissements sans cause qui défraient la chronique, des services publics complétement obsolètes. La conséquence de cette déconstruction de la cohérence nationale, c’est l’éternel recommencement, le supplice de Sisyphe. La gestion chaotique de la dette dans les pays africains est l’une des illustrations du supplice de Sisyphe.
«Mais comment détourner la marche du destin, comment surmonter l’aveuglement et l’inconséquence des hommes», comment arrêter le supplice de Sisyphe dans la gestion de la Cité? En reformatant le logiciel mental de tous ceux qui prétendent au commandement des hommes. La pratique des vertus en politique est une solution, sinon la solution. Faire le bien, rien que le bien, avoir de l’empathie, agir de manière juste et droite, en rendant à chacun les bons offices qu’exigent les circonstances, en fonction de la position sociale que l’on occupe. Au fond, la solution pour rompre le supplice de Sisyphe est le rapport de la politique à la morale et à la vérité. Si la société invente «une politique fondée sur la vérité», alors le pays est sauvé.

Prométhée

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