Santé
Des personnels d’hôpitaux menacent d’entrer en grève, pour réclamer des salaires
Une coordination syndicale regroupant les sections de six hôpitaux (Hôpital général Adolphe Sicé, Hôpital général de Loandjili et Hôpital général de Ngoyo à Pointe-Noire, Hôpital général de Dolisie, Hôpital spécialisé mère et enfant Blanche Gomès de Brazzaville, Hôpital général Edith Lucie Bongo-Ondimba d’Oyo) et du Laboratoire national à Brazzaville a relancé un avis de grève, pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaire sur six mois au plus tard le 30 mars 2025. C’est ce qui ressort d’une déclaration de relance de l’avis de grève, publiée le 14 mars 2025 à Brazzaville par la C.s.t.c (Confédération syndicale des travailleurs du Congo), la Fanasas (Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales) et la Coordination des sections syndicales des structures de santé.

Les sections syndicales des hôpitaux concernés ont constaté que le gouvernement ne respecte pas les relevés des conclusions signées le 3 et le 18 juin 2024, après les négociations menées avec le Ministère de la santé et de la population et le Ministère en charge des finances. Pour eux, ce sont des promesses non tenues. «Malgré nos échanges et démarches auprès des autorités compétentes, aucun règlement n’a été apporté s’agissant du paiement des salaires dus pour les années 2024-2025. Le nombre de mois impayés accumulés se présente comme suit:
– Hôpital général de Dolisie: 6 mois;
– Hôpital spécialisé mère et enfant Blanche Gomès: 5 mois;
– Hôpital général Adolphe Sicé: 5 mois;
– Hôpital général de Ngoyo: 5 mois;
– Hôpital général Edith Lucie Bongo-Ondimba: 6 mois;
– Laboratoire national: 6 mois;
– Hôpital général de Loandjili: 6 mois.
«Ce retard persistant a conduit l’ensemble des salariés à une vie précaire avec pour conséquence la détérioration de leur santé physique et psychique impactant le bon fonctionnement de leurs prestations vis-à-vis des populations malades qui méritent l’offre des soins et services de qualité», précisent les syndicalistes. Ils considèrent que «le non-paiement des salaires constitue une violation de leurs droits en tant que travailleurs et compromet gravement leur situation économique et sociale». Raison pour laquelle ils ont relancer l’avis de grève, «jusqu’à ce que l’Etat verse intégralement trois mois de salaires dans ces formations sanitaires, au plus tard le 30 mars 2025 et que la concomitance du paiement des salaires avec ceux des fonctionnaires soit effectif».
Urbain NZABANI










