Le travail a repris depuis le lundi 23 juin 2025, dans les trois hôpitaux généraux de Pointe-Noire (Adolphe Sicé, Loandjili et Ngoyo) où les syndicats avaient déclenché une grève générale illimitée sans service minimum, à partir du mercredi 18 juin, pour réclamer des arriérés de salaires. Lors d’une rencontre en présence du conseiller Jean-Pierre Elenga, le préfet du Département de Pointe-Noire, Pierre Cébert Iboko-Onanga, avait obtenu au moins l’instauration d’un service minimum. Finalement, il aura fallu que le ministre de la santé et de la population, le prof Jean-Rosaire Ibara, se rende lui-même à Pointe-Noire, pour éteindre l’incendie de la grève générale illimitée, à la suite d’une rencontre avec l’intersyndical des trois hôpitaux généraux.
S’il est des secteurs de la vie nationale sur lesquels le gouvernement, institution par excellence de gestion des affaires publiques, doit veiller comme le lait sur le feu, c’est bien les secteurs de la santé et de l’éducation. Comme on le sait, depuis que l’Etat est plongé dans la crise financière due à son endettement colossal, à l’affaiblissement de ses ressources et aux détournements de fonds publics, ces deux secteurs sont de temps à autre agités par des mouvements sociaux, essentiellement dus aux revendications salariales.
C’est le cas il y a deux, avec le redéclenchement, le mercredi 18 juin, de la grève générale dans trois hôpitaux généraux de Pointe-Noire (Adolphe Sicé, Loandjili et Ngoyo). Dans leur déclaration, les syndicalistes donnaient les raisons de ce mouvement social, en ces termes: «En l’absence de réponses satisfaisantes à nos revendications, notamment celles concernant les points contenus dans les différents relevés de conclusions et protocoles d’accord, à savoir: le non-respect de la concomitance de paiement de salaires des agents contractuels avec ceux des fonctionnaires; le non-paiement des trois mois d’impayés de 2024 immobilisés au Trésor public; l’absence de la mise en place de la Commission de suivi et évaluation sur la situation des arriérés des salaires antérieurs à 2024… Eu égard à ce qui précède, nous nous voyons contraints de poursuivre la grève illimitée ce mercredi 18 juin 2025, à 7h30, dans les trois hôpitaux généraux de Pointe-Noire».
«Le gouvernement ne doit aux travailleurs que le mois de mai. Certes, il y a une question des arriérés de 2016 à 2024, mais qui est une situation nationale et non une situation que de Pointe-Noire», avait précisé le conseiller Jean-Pierre Elenga. Finalement, la rencontre des syndicalistes avec le ministre Jean-Rosaire Ibara, le samedi 21 juin, a apporté l’apaisement. Les deux parties se sont, en effet, exprimées avec franchise. Le ministre Ibara a fait le reproche aux syndicalistes de n’avoir jamais reçu officiellement, leur préavis de grève. Raison pour laquelle il s’est disposé à les entendre, car il ne comprendre pas les raisons de leur grève qui est sans service minimum.
Après deux heures d’échange, le ministre Ibara a conclu qu’il n’est pas venu avec toutes les solutions aux problèmes posés, mais que ceux-ci trouveront des solutions progressivement. Il a promis de payer le salaire du mois de mai et les travailleurs ont décidé de reprendre le travail dès le lundi 23 juin, après la tenue d’une assemblée générale pour lever cette grève. Le travail a repris progressivement dans les trois hôpitaux de Pointe-Noire, mais déjà, à l’Hôpital général de Dolisie, on commençait à entendre des voix réclamant le paiement des salaires.
Urbain NZABANI








