Une récente étude britannique de «l’University College London» publiée dans le «Journal of addiction», en décembre dernier, éclaire les répercussions dévastatrices du tabagisme sur l’espérance de vie humaine. Elle a démontré que la consommation d’une cigarette réduit l’espérance de vie de vingt minutes en moyenne, un chiffre nettement plus élevé que celui d’une étude réalisée en 2000 qui révélait que les fumeurs perdaient en moyenne onze minutes de vie par cigarette.
L’étude britannique a révélé que la réduction de l’espérance de vie chez les hommes pour une cigarette fumée est de 17 minutes, contre 22 minutes pour les femmes. Ceci signifie que chaque paquet de 20 cigarettes fumées représente l’équivalent d’au moins 7 heures de vie perdues. L’étude s’appuie, entre autres, sur les données les plus récentes de la «British doctors study», qui est considérée comme l’une des premières grandes études au monde sur les effets du tabagisme.
Certains fumeurs ont tendance à penser que le tabac ne fait que raccourcir la période de vieillesse déjà souvent marquée par des maladies. Mais, ce qui est vrai, c’est que la cigarette vient plutôt gruger dans la santé beaucoup plus tôt. Fumer n’écourte pas la période malsaine de la fin de la vie, mais ronge principalement les années relativement saines de la quarantaine, provoquant ainsi l’apparition d’une mauvaise santé.
Malgré tout, les chercheurs ont fait savoir qu’il existe des effets immédiats positifs après l’arrêt de la consommation de la cigarette. Plus une personne arrête de fumer tôt, plus les bénéfices pour la santé sont importants même si l’arrêt reste bénéfique quel que soit l’âge. Une partie des effets se résorbent tout de suite après l’arrêt. Au moins vingt minutes après la dernière cigarette, le rythme cardiaque ralentit et l’oxygène circule plus librement vers le cœur et les poumons. De plus, l’arrêt du tabac permet de réduire le risque de contracter certains cancers, il renforce le système immunitaire et améliore grandement la capacité respiratoire. Les fumeurs qui arrêtent de fumer après une crise cardiaque réduisent de 50% le risque d’une nouvelle crise.
Notons que le tabac, d’après l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé), fait plus de 8 millions de morts chaque année, dont une estimation de 1,3 million de non-fumeurs qui sont involontairement exposés à la fumée du tabac.
Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU








