L’O.m.s incite les gouvernements à mettre en place des politiques publiques destinées à encadrer la pratique du sport de maintien en tant que pratique de l’activité physique. En effet, pour elle, «il est démontré que le fait de pratiquer l’activité physique régulière réduit le risque de cardiopathie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral, de diabète de type 2, d’hypertension, de cancer du côlon et du cancer du sein et de dépression».
Elle est convaincue que le sport peut jouer un rôle important dans la réalisation et l’atteinte de plusieurs O.d.d (Objectifs de développement durable), dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’égalité des sexes et de la réduction des irrégularités. Aussi, la sédentarité, quatrième facteur de risque de mortalité dans le monde, en progression dans de nombreux pays, doit-elle être endiguée.

Pour ce faire, il est temps de revenir aux bons pratiques du sport de maintien, donc aux bonnes pratiques de l’activité physique. Il sied ainsi de promouvoir, notamment:
– la sécurité physique par l’échauffement, les étirements, les équipements adaptés, les conseils médicaux, etc;
– l’encadrement, volet nécessitant l’importance des coachs et des professionnels de santé et de sport;
– l’alimentation et l’hydratation, en bénéficiant des conseils nutritifs et en veillant surtout à une bonne hydratation;
– la fréquence et l’intensité à partir des recommandations, pour un entrainement adapté à l’âge et aux capacités.
Pour atteindre ce stade, il y a lieu que plusieurs acteurs mutualisent leurs efforts. Il s’agit des autorités qui, à travers une politique publique dédiée, peuvent encadrer cette activité; les associations sportives qui doivent de plus en plus être encadrées par des séminaires de développement de capacités et des populations intéressées qui doivent s’informer et respecter les consignes, afin de prendre soin de leur santé.
Nécessité d’une politique publique
Le sport en général et le sport de maintien en particulier cultivent les valeurs importantes comme le respect de l’autre, l’intégrité, l’effort et la persévérance, la solidarité et surtout le fair-play. Toutes des valeurs importantes qui encadrent un citoyen modèle.
La pratique du sport impose une discipline au pratiquant et aussi le respect des règles établies. Ce qui garantit son inclusivité. Pour qu’il continue à demeurer un milieu qui façonne la paix, la pratique de l’exercice physique doit être saine. Tous les excès doivent être tenus loin du milieu du sport de maintien. Car les «recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé sont essentiellement axées sur la prévention primaire des maladies non transmissibles» citées plus haut.

Le sport de maintien ou la pratique de l’activité physique recèle de nombreuses vertus: du renforcement des muscles et des os à l’amélioration de la circulation sanguine et au contrôle du poids, sans oublier la réduction du stress et l’amélioration de l’humeur. Sur le long terme, il favorise une meilleure qualité de vie et impacte sur l’espérance de vie.
Au regard de tous ces atouts qui peuvent s’avérer comme une plus-value économique et sanitaire, nous incitons les administrations et les organisations ci-dessous à travailler en étroite collaboration, pour aider à mettre en place une politique publique dotée d’un cadre juridique, afin d’encadrer le secteur du sport de maintien. Car, ce dernier ploie sous le joug des débordements et des déviations observés dans nos villes. Si les pratiques exposées ne sont pas corrigées, elles impacteront dramatiquement sur l’espérance de vie, à long terme. Il s’agit des organisations suivantes:
– la Direction générale des sports (D.g.s) et particulièrement la Direction des activités sportives (D.a.s) relevant du Ministère en charge du sport, le Fonds national pour la promotion et le développement des activités physiques et sportives;
– le Ministère de la santé et de la population;
– le Conseil consultatif de la société civile et des organisations non-gouvernementale;
– la représentation de l’O.m.s au Congo, etc.
En définitive, il y a urgence d’un plaidoyer et d’une sensibilisation pour une pratique saine du sport de maintien en République du Congo. Ce qui contribuera à l’idéal d’Hyppocrate, lancé au IVe siècle avant J.C, selon lequel «l’homme doit harmoniser l’esprit et le corps» et popularisé, au premier siècle après J.C, par le poète romain, Juvenal, à travers cette phrase «Mens sana in corpore sano» (Un esprit sain dans un corps sain), retenue par le mouvement olympique.
Guy-Patrick NTSIBA
Ancien élève de l’ENAM
(Suite du numéro précédent)








