Trésor public

Le directeur général adjoint, Hilarion Ibobi Ollesongo, visé par une enquête judiciaire

Au regard des présomptions de détournements de fonds au Trésor public, le parquet du Tribunal de grande instance de Brazzaville a ouvert une enquête, à la suite des accusations de «prévarication (détournements de fonds publics) et d’incompétence» soulevées par le bureau exécutif de la Section syndicale du Trésor public, affiliée à la C.s.t.c (Confédération syndicale des travailleurs du Congo), contre le directeur général adjoint, Hilarion Ibobi Ollesongo. Convoqué le mardi 6 décembre 2026, par le parquet, celui-ci s’est présenté, mais il n’a pas été entendu par le procureur de la République, André Oko-Ngankala. Son audition a été renvoyée à une date ultérieure. Pendant ce temps, des rumeurs sont diffusées dans les réseaux sociaux faisant état de procès-verbaux d’audition où le directeur général adjoint aurait tout déballé. Il n’en est rien.

Depuis sa nomination en avril 2025 comme directeur général adjoint, Hilarion Ibobi Ollesongo est devenu, selon les syndicalistes de la C.s.t.c, l’acteur principal du remue-ménage qui secoue le Trésor public. Dès le 2 juillet 2025, le bureau exécutif de la Section syndicale du Trésor public dénonçait un chevauchement dans les fonctions qu’il exerce, en l’accusant d’être à la fois directeur général adjoint et chef de service de la comptabilité centrale. Ce qui engendre un dysfonctionnement des services et des frustrations chez les cadres. Il lui est reproché aussi des propos à caractère tribal, le non-respect des attributions, l’occupation de plusieurs bureaux, la gestion des règlements et du contrôle des caisses,  etc.
Le directeur général adjoint et les cadres qui lui sont proches rejettent ces accusations, mais depuis, le climat social n’est plus à la cohésion au sein du Trésor public. Les conflits s’enchaînent même avec les usagers. Pendant ce temps, le train de vie du directeur général adjoint et de ses proches s’accélèrent, alimentant ainsi les accusations de détournements de fonds.
Hilarion Ibobi Ollesongo, à gauche, lors de sa prise de service, et Albert Ngondo, le directeur général du Trésor public
Voulant voir clair dans ces accusations, le parquet de Brazzaville a ouvert une enquête. Mais, comme les précédentes qui s’étaient éteintes sans explication, il y a lieu de se demander si cette fois-ci, l’enquête judiciaire peut permettre de démêler l’écheveau des «pratiques de prévarication» qui empoisonneraient la gestion du Trésor public. Notre système judiciaire, qui consacre le principe de la présomption d’innocence, donne la responsabilité au ministère public de prouver la culpabilité des personnes présentées au tribunal.
Voilà qui donne à Hilarion Ibobi Ollesongo de retorquer qu’il est victime des cadres qui réprouvent la rigueur qu’il entend instaurer au Trésor public. Le parquet n’ayant pour l’instant pas enregistrer les preuves de ce qui lui est reproché. Encore faut-il que l’enquête aille jusqu’au bout, pour voir clair dans tout ce qui se dit. Or, jusqu’à présent, les affaires éclatent au grand jour au Trésor public, avant qu’elles ne retombent dans le silence. Qu’en sera-t-il cette fois-ci? Le doute est permis.
Urbain NZABANI

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