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Tunisie : Le Président Kaïs Saïed a lui-même déclenché des émeutes racistes dans son pays

Rien ne va plus en Tunisie pour les Africains subsahariens. Au lendemain des propos racistes et xénophobes tenus par le Président tunisien, Kaïs Saïed, le 21 février 2023, à Tunis, une véritable chasse à l’homme a vu le jour dans le pays où des assassinats sont même enregistrés. Le meurtre cruel et odieux, du reste filmé, le vendredi 3 mars dernier, par une douzaine de jeunes tunisiens enragés, d’un jeune leader ivoirien est l’une des manifestations de cette chasse à l’homme qui a pris de l’ampleur en Tunisie. Les gouvernements des pays africains ont commencé à évacuer leurs ressortissants depuis la semaine dernière.

La vidéo de l’assassinat sauvage et impitoyable du leader ivoirien en Tunisie est devenue virale sur Internet. Et malheureusement, ce n’est qu’un retour à la case-départ. En décembre 2018, pareille situation s’était déjà produite, avec le meurtre de Falikou Coulibaly (33 ans), président de l’Association des Ivoiriens de Tunisie, poignardé à mort. Si à l’époque, c’était une histoire de vol de téléphone portable, cette fois, c’est la colère de la rue qui se déverse sur les Africains subsahariens, mais toujours sur fond de racisme contre les Noirs.
Les propos du Président Kaïs Saïed ont créé l’amalgame dans le pays où les hordes de jeunes tunisiens ne distinguent plus les étudiants et travailleurs en situation régulière et les migrants de passage en Tunisie. Un peu partout dans les villes tunisiennes, des groupes de jeunes en furie s’attaquent aux Africains subsahariens obligés de se cacher, dans un pays qui a adopté en 2021 la loi contre le racisme, mais où les atteintes aux droits de l’homme sont récurrentes. Les défenseurs des droits de l’homme en Tunisie reconnaissent que les Africains subsahariens sont souvent victimes d’attaque sous diverses formes et ceci sans distinction de statut légal. «Des citoyens tunisiens ont pris le relai de la police, en sortant les étrangers de chez eux, en les pillant, volant, violant et en les laissant dans la rue», s’est lamentée une militante des droits de l’homme.
Beaucoup de «subsahariens» se retrouvent ainsi dans la rue, car chassés par les propriétaires de leurs appartements qui ne veulent plus d’eux. Ils craindraient des actes de représailles de leurs compatriotes qui les accuseraient de loger des Noirs.
Forte de plus de 5 mille personnes, la communauté ivoirienne de Tunisie est dans la tourmente. Des centaines de ressortissants ivoiriens ont pris d’assaut l’ambassade de leur pays, pour demander à être rapatriés. Et ce n’est qu’un exemple car les ressortissants des pays subsahariens veulent maintenant rentrer chez eux. La Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire, le Mali, etc, entreprennent d’évacuer leurs citoyens de Tunisie.
La commission de l’Union africaine avait condamné les propos du Chef d’Etat tunisien, indiquant que son «discours raciste et haineux marque un jour triste». Seulement, après les explications du gouvernement tunisien et un semblant de rattrapage du Président tunisien, on n’a rien vu venir de concret du côté de l’Union africaine, alors que la situation en Tunisie s’est fortement dégradée pour les Africains subsahariens, avec des meurtres et autres tabassages de personnes.

Jean-Clotaire DIATOU

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