U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale)
Pascal Tsaty-Mabiala de nouveau
face au volcan de la contestation interne
L’accalmie n’aura pas été longue pour le premier secrétaire de l’U.pa.d.s, Pascal Tsaty-Mabiala dans son parti. Trois courants qui lui sont opposés, notamment «La Renaissance panafricaine de l’U.pa.d.s», «U.pa.d.s nouvelle génération» et «U.p.a.d.s génération étoile» ont pondu, le mardi 22 avril 2025, une déclaration dans laquelle ils ne le reconnaissent plus comme premier secrétaire et rejettent «unanimement, la Commission préparatoire mise en place» pour préparer le congrès extraordinaire. Ils ont consensuellement mis en place une «Commission ad hoc chargée de préparer le congrès extraordinaire» devant se tenir «dans les plus brefs délais».
Suivant la résolution de la quatrième session ordinaire du Conseil national tenue du 5 au 7 avril 2024, à Brazzaville, le congrès extraordinaire de l’U.pa.d.s est prévu courant deuxième semestre 2025. La Commission préparatoire, présidée par Joseph Boussou-Diangou, est en plein travail, pour apprêter les textes réglementaires du futur congrès dont la date précise n’est pas encore fixée.
C’est le moment choisi par Martin Koumba, David Moussolo, Emmanuel Boungouandza, Mme Rosine Pulchérie Aimée Gouama et les autres, pour déterrer la hache de guerre et combattre le premier secrétaire, Pascal Tsaty-Mabiala, à qui ils reprochent des actes et des prises de position contraires à l’idéologie du parti. C’est ainsi qu’ils ont rejeté les actes relatifs à la préparation du congrès qu’il a pris, en remettant en cause sa légitimité. Dans la déclaration qu’ils ont publiée, ils constatent que depuis juin 2013, leur parti «n’a plus tenu de congrès pour le renouvellement de ses instances et organes de gestion». «Par voie de conséquence, à partir de juin 2017, soit quatre ans après la durée légale des mandats, tous les organes de gestion du parti sont frappés de forclusion et sont devenus illégaux et illégitimes». «Dès lors, le parti n’a plus eu de direction politique légale et légitime depuis ce temps».

Ils constatent aussi «les violations répétées des textes fondamentaux du parti par la direction politique issue du congrès de 2013» et une «gouvernance chaotique du parti par Pascal Tsaty-Mabiala», faisant courir «le risque de dislocation et de disparition» du parti «sur la scène politique nationale».
Pour eux, «les nombreux actes et prises de position de Tsaty-Mabiala sont contre-nature, comparés à la vision du président-fondateur du parti, le professeur Pascal Lissouba»; ces actes et prises de position «portent gravement atteinte aux valeurs défendues par le parti et dénaturent son identité politique».
Ils accusent Pascal Tsaty-Mabiala d’avoir commis un «parricide» «contre les idéaux et la ligne politique fixée par le président-fondateur du parti, le professeur Pascal Lissouba, parricide traduit par le changement de l’idéologie du parti, le vagabondage politique, l’inconséquence idéologique et l’incapacité à fédérer, pour construire l’unité du parti». Ce faisant, le premier secrétaire fait courir, selon eux, un danger «à la démocratie congolaise, obtenue de haute lutte par le peuple congolais», alors que «l’U.pa.d.s est fille de la démocratie congolaise, née de la Conférence nationale souveraine de 1991 et est au service de la démocratie congolaise qu’elle souhaite perpétuelle».









