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Vœux du Président de la République aux forces vives de la Nation : «Lorsque le pêcheur ou le chasseur ne visite pas régulièrement les nasses ou les pièges posés…»

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Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso

En réponse au message de vœux que lui a adressé le Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso a délivré un message aux forces vives de la Nation a rappelé sa «décision de décréter 2024, année de la jeunesse, les attentes de cette couche de la société étant nombreuses et brûlantes». Mais, surtout, il a appelé au résultat, en usant de la métaphore du pêcheur ou du chasseur qui laisse pourrir sa prise, par manque de suivi de ses nasses ou de ses pièges. «Il est nécessaire de penser et de dire. Encore faut-il faire», a-t-il lancé, avant de donner rendez-vous aux résultats, à la fin de l’année. Voici l’intégralité de son message.

«Le temps, qui s’écoule de manière irréversible, vient de nous engager, voici quelques jours, dans l’année 2024, teintée d’espérances et d’incertitudes. Fêter et former les vœux les meilleurs pour le nouvel an procèdent de l’histoire et participent des habitudes et coutumes très anciennes. Vous venez de le faire à mon égard ainsi qu’à celui de ma famille et des personnes qui me sont chères. Vos sentiments constants et pleinement réconfortants à notre endroit appellent, en retour, tous mes remerciements les plus sincères et mes voeux de santé, de paix et de bonheur pour vous-mêmes, vos familles et les membres de vos institutions, organisations et instances respectives, afin que l’année 2024 contribue à votre épanouissement le plus complet.

Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement;
Forces vives de la Nation;
Les pensées positives formulées lors des vœux de nouvel an réitèrent l’optimisme qui accompagne notre action.
S’agissant de nos institutions, le message sur l’état de la Nation, présenté le 28 novembre 2023 devant le parlement réuni en congrès, a été l’occasion de faire l’évaluation de nos performances, contreperformances, succès et échecs.
Pour sa part, le message de vœux de nouvel an à la Nation, le 31 décembre dernier, nous a offert l’opportunité de rappeler les principaux défis en présence, pour lesquels il nous faut accélérer la mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026. Après une écoute patiente du peuple, j’ai pris la décision de décréter 2024, année de la jeunesse, les attentes de cette couche de la société étant nombreuses et brûlantes. A ce propos, j’enjoins le gouvernement:
– de prendre, dès à présent, la juste mesure de cette initiative salvatrice, consacrée aux Forces vives les plus représentatives de notre pays et qui ne doit guère sombrer dans le faisceau des slogans sans suite;
– de définir, dans l’immédiat, les projets clés à réaliser pour concrétiser l’année de la jeunesse;
– de déterminer, sans délais, les besoins financiers y afférents, les sources de financement dédiées et les actions à mener pour la mobilisation des ressources nécessaires;
– de mettre en place le cadre strict de suivi-évaluation, avec obligation de m’en rendre périodiquement compte.

Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement;
Mesdames, Messieurs;
Vous me rassurez de ce que nous avons tous une perception identique des directives et orientations qui ont été énoncées et portées à votre attention. Le résultat est l’indicateur clé de mesure de la performance. Ainsi, la sagesse de chez nous enseigne que lorsque le pêcheur ou le chasseur ne visite pas régulièrement les nasses ou les pièges posés, les prises courent le risque de décomposition ou d’être dévorées par les prédateurs. En ce moment-là, les efforts de l’un ou de l’autre auront été vains. C’est à l’heure du bilan que le peuple nous attend, car seule la bonne performance permet d’aller à la conquête de la confiance du peuple.
Qu’il me plaise de rappeler, pour l’histoire et à titre d’illustration, que la République du Congo fut le premier pays au monde à mettre en place et à expérimenter, dès 1974 à Pointe-Noire, la technique du bouturage herbacé à l’échelle industrielle, avec le clonage et la multiplication végétative des eucalyptus. Cette prouesse scientifique, qui constitue toujours une première mondiale, a rendu possible la foresterie clonale, point de départ d’une véritable révolution intégrée au développement de l’industrie. A ce jour, par manque de suivi, peut-être aussi par déficit de conviction patriotique ou sabotage parfois, le Congo ne tire nullement profit de cette avancée technologique qui fait, à présent, la bonne fortune d’autres pays.

Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement;
Mesdames, Messieurs;
Pour le Congo, notre patrimoine commun, plus qu’un engagement dans l’effort collectif, vous réaffirmez la pertinence de votre rôle à travers les avancées enregistrées et les progrès accomplis, en fait toute votre place dans notre marche vers le développement.
Forces vives de la Nation, vous êtes le peuple dans ses différentes composantes, acteurs politiques, animateurs syndicaux, responsables administratifs, autorités religieuses ou autres parties prenantes. Cette fois encore, pour le Congo, vous déclinez l’abnégation et la détermination comme leviers d’impulsion de votre action. J’apprécie, à sa juste valeur, votre appel largement partagé pour un Congo toujours en paix, uni et solidaire. Graine de paix, notre mieux vivre ensemble concentre l’écoute et l’estime réciproque, la pluralité de nos opinions et l’acceptation de nos différences, richesse de notre diversité sociale et culturelle. Ainsi se conforte notre conviction en un environnement ambiant, adossé à une volonté perpétuelle d’apaisement. Une fois de plus, je réitère l’incontournable exigence de paix sociale, de cohésion nationale et de stabilité institutionnelle, pierres angulaires qui inspirent nos actions et nos décisions.
L’honneur et l’amour de la Patrie, la fierté légitime d’appartenir à une même communauté de destin nous interpellent tous. De ce fait, j’en appelle, encore aujourd’hui, à la mobilisation et l’engagement sans faille de toutes les Forces vives de la Nation, à l’effet d’assumer, de manière pleine et entière, la grande responsabilité qui vous incombe.
Au regard de ce qui précède et en termes d’orientations pour 2024, il nous faut privilégier le dialogue et consolider la paix au service de l’unité nationale. Il nous faut également réaffirmer la place cardinale du travail, valeur synonyme d’un effort persévérant et acharné sans lequel ni la création de richesse, ni la prospérité ne sont envisageables. Ainsi, nous poursuivons ensemble notre marche vers le développement, en cohérence avec notre Plan national de développement 2022-2026.

Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement;
Mesdames, Messieurs;
Nonobstant les incertitudes et les chocs inhérents à l’évolution de l’économie mondiale, de nouvelles avancées sont à notre portée en 2024. En cela, je convie toutes les Forces vives de la Nation à demeurer vigilantes, mobilisées et à s’impliquer davantage, cette année, dans cette belle œuvre d’édification d’un Congo plus prospère. Le bon sens ne se sépare pas de la raison. Le bon sens permet de ne pas se perdre dans les nuages, même s’il ne les dissipe pas. Il est nécessaire de penser et de dire. Encore faut-il faire. Enfin, il faut évaluer au fur et à mesure, puis à la fin. C’est là la clé de toute réussite. C’est notre pari commun pour 2024, alors donnons-nous rendez-vous au résultat. Bonne et heureuse Année 2024 à tous! Je vous remercie.

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