Candidat indépendant à l’élection présidentielle de mars 2026, Uphrem Dave Mafoula, président du parti L.s (Les souverainistes), situé à l’opposition, est sur le terrain, en cette période de pré-campagne électorale, pour rencontrer ses compatriotes dans différents secteurs d’activités, afin d’être à leur écoute. Ainsi, après sa visite, vendredi 13 février 2026, auprès des agriculteurs participant à la G.f.a.c (Grande foire agricole du Congo) à Bambou-Mingali, il s’est retrouvé, samedi 14 février, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, avec des artistes issus de divers horizons, pour recueillir leurs préoccupations et inspirer ainsi son projet de société.

Avant que la grande foire agricole ne ferme ses portes, lundi 16 février, un des candidats à l’élection présidentielle, Uphrem Dave Mafoula, a compté parmi ses visiteurs. Le candidat déclaré à la magistrature suprême a visité les stands, les uns après l’autres, échangeant avec les agriculteurs qui lui ont présenté leurs doléances. Il a pris son temps pour cela. Un seul leitmotiv de son côté: créer une rupture avec la gouvernance actuelle déconnectée des réalités, selon lui, pour instaurer une gouvernance qui accorde une place de choix à la participation citoyenne.

Pour Uphrem Dave Mafoula, la pré-campagne est consacrée à écouter ses compatriotes.

Le lendemain, samedi 14 février, il était à Bacongo pour écouter les artistes (musiciens, sculpteurs, peintres, slameurs, dessinateurs, etc), afin de poser les jalons d’un «nouveau pacte culturel». Il a tendu l’oreille à celles et ceux qu’il considère comme «le cœur battant de la culture congolaise». Parmi les participants, figuraient des artistes de renom comme Jessy B et Nix Ozay, aux côtés des talents de la danse, des arts plastiques, de la musique, du slam, etc. «Je sais combien, dans notre pays, les politiques ont parfois bridé votre talent. Pourtant, il est temps de libérer l’énergie de notre jeunesse», leur a-t-il lancé.
Se présentant comme un candidat de l’écoute et du dialogue, il a rappelé que son projet de société, préparé depuis 2022, se veut participatif. «Je parcours le pays pour comprendre les conditions de vie des Congolais. Aujourd’hui, je souhaite entendre les artistes, car vous êtes les meilleurs interprètes de notre identité», a-t-il affirmé.
Pour le président de L.s, la culture constitue un levier stratégique de cohésion nationale. «Là où le pouvoir a divisé, où les appartenances ethniques ou la géographie nous ont opposés, la culture rassemble. La culture est le chemin vers l’unité», a-t-il insisté, soulignant qu’un pays ne vit pas seulement par ses infrastructures ou ses institutions, mais aussi par son imaginaire et ses récits.
Face au candidat, les artistes ont exprimé des préoccupations concrètes. Ils ont regretté l’insuffisance de la couverture médiatique consacrée aux réussites culturelles nationales, dénoncé la marginalisation des talents locaux et le manque de valorisation des centres et espaces culturels nationaux. Parmi les doléances, figurent également les difficultés d’obtention de passeports et de visas pour des prestations à l’étranger, ainsi que l’absence de mécanismes structurés d’octroi de bourses destinées à soutenir la création et la formation artistique. Des interventions qui traduisent un sentiment partagé: celui d’un potentiel culturel riche, mais insuffisamment accompagné par les politiques publiques. À l’issue des échanges, plusieurs pistes de solutions ont été retenues. Selon le candidat, elles seront intégrées à son projet de société, en vue de l’élection présidentielle de mars 2026.

Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU

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